Fleuve Noir

ARNAUD G.J. - Commandos perdus

Réf: es-fne466
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Description
Avis

Extrait
                  
   Les mortiers des Viet-congs avaient pris pour cible la vieille église catholique depuis le début de l’après-midi. Le gros de la construction en bois formait une sorte d’immense bûcher funéraire, tandis que le clocher construit en pierres résistait encore. Tout en haut la croix en fer s’était tordue. La poussière qui flottait au-dessus de la petite ville était telle que l’aviation ne pouvait plus intervenir, et que les premiers éléments des rebelles en profitaient pour s’infiltrer dans la banlieue. Du moins, c’était ce qu’on avait dit à Kovask lorsqu’il dû montrer son laissez-passer au lieutenant vietnamien, à cinq cents mètres de là.
   - Plus personne n’a le droit d’aller là-bas maintenant. Il n’y a que les Special Forces du capitaine Harper, et ils sont capables de vous tirer dessus. Dans la bagarre, ils sont ivres d’alcool et abattent n’importe qui pour le plaisir.
   Et c’était le capitaine Harper que Kovask venait rencontrer, dans cette petite ville de phan-Tho, ancien déserteur des marines, à la tête d’une bande d’aventuriers, tueurs à gages et affreux de tous poils et toutes nationalités.
   Un gosse vêtu d’un slip de bain s’approcha d’une poutre et essaya de la tirer, sans accorder la moindre attention à l’officier américain. Kovask avait revêtu sa tenue d’été, mais ne portait aucune arme sur lui. Simplement le pouvoir de la maison Blanche et le laissez-passer du gouvernement provisoire de Saigon. Dans la chaleur moite, il transpirait et avait l’impression que son corps humide attirait toute la poussière, s’en recouvrait d’une couche épaisse.
   Le gosse renonça à tirer sur la poutre et porta ses doigts à sa bouche en le regardant.
   - Cigarette ?
   Kovask lui en tendit une. A quelques mètres une mitraillette envoya quelques hoquets et puis se tut. Un obus atterrit devant le clocher, et celui-ci oscilla dangereusement. Kovask s’éloigna vers les maisons à vérandas où flottaient encore des lessives, plus par besoin d’ombre que pour se mettre à l’abri. Le gosse l’avait suivi pour lui réclamer du feu.

Editions Fleuve Noir Collection Espionnage n°466 année 1965, bon état général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, pages moyennement jaunies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,6 cm, 224 pages.



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