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BONZON Paul-Jacques – La famille HLM et l’âne Tulipe

Réf: j-hncs207
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Description
Avis

Illustrations de Jacques FROMONT

Extrait

1/   Marco regardait par la fenêtre et cherchait, dans le lointain, la silhouette aigüe de la tour Eiffel. Le temps brouillé effaçait tout dans l’immense rideau de brume couvrant la grande ville. Alors, il se pencha pour jeter un coup d’œil au bas de l’immeuble et aperçut une voiture de déménagement qui effectuait une savante manœuvre pour se présenter, par l’arrière, devant la porte d’entrée.

   « Ça y est ! maman, s’écria-t-il, ils arrivent.

   - Qui Ils ?

   - Les nouveaux locataires, ceux qui vont occuper le logement à côté du nôtre. »

   Mme Paillot se pencha à son tour. De si haut, elle ne distingua que le toit de la grosse voiture et quelques gamins qui tournaient autour en curieux.

   « Je descends voir », déclara Marco aussitôt.

   Il bondit sur le palier et appuya sur le bouton de l’ascenseur.

   « Naturellement ! pas libre… Ces engins-là sont toujours occupés quand on est pressé. Tant pis, je descends à pied. »

   La dégringolade des deux cent neuf marches (il les avait souvent comptées) ne l’effrayait pas. A douze ans, il avait de bonnes jambes. Marco était un garçon bien planté, avec des cheveux blonds comme de la paille, des yeux couleur de ciel et un air toujours réjoui… sauf quand il se trouvait devant un visage malheureux. Alors, il devenait tout triste lui-même et aurait fait n’importe quoi pour le voir sourire.

   Comme tous les garçons de douze ans, il prétendait mépriser les filles, mais il avait une sœur qu’il appelait Bichette et qu’il adorait.

 

2/   Il était à peine neuf heures du matin quand ils pénétrèrent dans Mareille. La tante de Nicolas ne les attendait pas si tôt, ou plutôt, elle les avait attendus la veille, à l’arrivée de l’autobus et, n’ayant vu personne, s’était dit qu’ils seraient là le lendemain soir seulement.

   Le ventre creux, encore bouleversés par ce qui venait de leur arriver, ils s’étaient jurés de se taire sur leurs malheurs, mais leur mine les trahissait.

   « Mon Dieu ! s’écria la tante, vous arrivez à pied depuis Pontoise ! et vous avez passé la nuit sous un hangar, sans pouvoir vous changer et vous réconforter avec une boisson chaude. »

   La tante de Nicolas était une jolie vieille dame toute menue, aux cheveux blancs, qui avait certainement dépassé la soixantaine mais dont le visage restait jeune et souriant. Elle s’affaira, dans sa cuisine, pour leur préparer de grands bols de chocolat, accompagnés de larges tartines beurrées. Ils s’aperçurent alors, qu’en plus de leurs gros ennuis, ils mouraient de faim. Ce confortable petit déjeuner les ragaillardit. Cependant, ils continuèrent de se taire sur leur mésaventure. La tante Adé, comme l’appelait Nicolas (elle s’appelait Adélaïde), n’était pas riche. La perte d’une pareille somme l’aurait affolée. De plus, ils hésitaient à révéler, afin de ne pas la peiner, qu’ils n’étaient pas venus seulement pour elle, mais aussi pour chercher un âne.

 

3/   Résumé

   Il n’est pas si facile pour une petite paysanne comme Manouche de passer brutalement de son joli village limousin à une HLM de la région parisienne.

   Un jour, sans rien dire à personne, Manouche reprend le chemin de la campagne.

   Très inquiets, ses jeunes camarades Klic, Plumet et Poulou se lancent à sa poursuite et décident, pour la rendre à nouveau heureuse de ramener à Paris le compagnon aux longues oreilles qui fut la joie de l’enfance de Manouche.

   Mais ce ne sera pas commode…  

 

Descriptif

Editions Hachette Nouvelle collection Ségur 207 année 1966, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11,4x16,7 cm, 192 pages



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