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BRICKHILL Paul – La grande évasion

Réf: j-hbvpbge
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Description
Avis

Illustrations de François BATET

Texte français de R. JOUAN

Extrait

1/   Quelques prisonniers russes affamés demeuraient dans le camp, sous bonne garde, pour évacuer les derniers pins abattus par eux ; des camions emportaient les branches et les feuillages. Ils longeaient trois baraques. Avant qu’on ait eu le temps de dire : « Hitler est un Schweinehund » des ombres furtives grimpaient sur les toits de ces baraques, à l’abri des arbres voisins. Quand les camions passaient, les ombres sautaient et tombaient parmi les branchages. Mais tous les camions étaient fouillés à la sortie. Un par un les prisonniers furent dénichés et, avec des manifestations de regret de la part des Allemands, envoyés au frigo pour le séjour traditionnel de quinze jours.

   Un de mes camarades, Ian Cross, se glissa sous un des camions et s’accrocha au châssis. Quelques instants plus tard, l’Oberfeldwebel Glemnitz, chef des furets, parla au conducteur qui fila alors comme une fusée à travers la partie du champ parsemée de souches. Nous retînmes notre souffle, redoutant que Cross ne fût réduit en bouillie. Le camion stoppa enfin, Glemnitz s’approcha et regarda dessous.

   « Vous pouvez sortir maintenant, monsieur Cross, dit-il. Le frigo vous attend ! »

   « Vous voyez, observa Roger, en regardant passer Cross, l’air lugubre, combien il nous faut être prudents. Le secret est la clef de tout ! »

 

2/   Valenta lança un de ses adjoints, Axel Zillessen sur la Fouine. Axel n’était pas son véritable prénom, il l’avait seulement choisi pour se présenter comme Suédois, s’il parvenait à s’évader. C’était un acheteur de laines de Bradford. Grand avec un nez légèrement busqué, des cheveux crépus, un enthousiasme charmant et communicatif, il parlait l’allemand aussi couramment que l’anglais.

   Quand la Fouine revint au camp, la sentinelle de garde fit prévenir par son homme de liaison Axel, qui se rendit aussitôt dans le secteur où l’Allemand patrouillait. Il le croisa à deux reprises sans rien dire, mais à la troisième, il le salua et ils échangèrent quelques mots sur le temps. Le même manège se reproduisit le lendemain. Le troisième jour, ils causèrent pendant cinq minutes.

   La Fouine revint quotidiennement. Axel, chaque fois prévenu, le rencontrait. A la fin de la semaine tous deux se promenèrent ensemble, bavardant pendant une heure. Peu à peu, ils en vinrent à aborder le sujet de la guerre. Zillessen, circonspect, déplorait les bombardements et les souffrances endurées par les deux camps.

   « C’est ridicule, dit-il. Nous causons tous deux comme des gens civilisés, mais si je passe un pied par-dessus le fil avertisseur, vous devrez m’abattre.

   - Je n’ai jamais encore abattu personne, fit la Fouine en riant.

 

3/   Résumé

   Le récit de cette histoire vraie, par un de ceux qui la vécurent, est aussi passionnant que le film qui en a été tiré. De bout en bout on est saisi, emporté par la cascade d’épisodes cocasses ou tragiques qui marquent la vie des aviateurs anglais prisonniers dans un camp au centre de l’Allemagne. Une seule pensée les habite : s’évader, retourner au combat.

   Pendant une année, au prix d’infinies difficultés, déployant des trésors de ruse, de constance, d’ingéniosité, les captifs creusèrent, aménagèrent un tunnel. Et par une nuit de neige, au début de 1944, soixante-seize d’entre eux s’évadèrent. Trois réussirent à gagner l’Angleterre. Les autres…

 

Descriptif

Editions Hachette Bibliothèque Verte année 1977 ISBN 2010008936, état général assez bon, couverture rigide, tranche et dos un peu marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion relié format poche de 12,5x17,2 cm, 254 pages



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