Robert Laffont

CHARPENTIER Louis – Les mystères de la cathédrale de Chartres

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Extraits

1/   La cathédrale de Chartres est érigée sur un tertre dont l’histoire, à bien des égards, demeure mystérieuse. Aux temps chrétiens, ce fut l’un des lieux de pèlerinage les plus courus de France ; mais avant la chrétienté, les Gaulois s’y rendaient en foule et, bien avant encore, tout le monde celtique, fût-il d’outre-Rhin.

   Les pèlerins de l’ère chrétienne, ceux du grand pèlerinage, qui venaient de l’Est, entraient dans la ville par la porte Guillaume non loin de laquelle ils étaient accueillis à l’hôtel du couvent des Bénédictins – l’hopitot, selon le terme de l’époque – dont l’abbatiale est devenue l’église Saint-Pierre.

   Là, ils étaient hébergés, réconfortés, soignés ; puis, ayant prié dans la Sainte Abbatiale, ouï matines et messe, s’en allaient chantant psaumes par la montée, faire leur pèlerinage à Notre-Dame-de-Dessous-Terre, qui est la Vierge Noire, en l’honneur de laquelle ils avaient pris bourdon et pèlerine.

   Par la galerie du nord, qui descend dans la crypte, ils allaient en procession jusqu’à la grotte, sous l’église, où se trouvait la statue sainte. Ils y faisaient benoîtement leurs dévotions et se faisaient asperger de l’eau du puits qui s’ouvre dans la crypte, ou bien ils en buvaient, puis tournaient, toujours sous terre, autour du caveau de saint Lubin et ressortaient par la galerie du sud…

   Le soir, ils se faisaient conter l’histoire de la Vierge Noire. C’était une très vieille statue, taillée dans un tronc de poirier évidé et qui représentait, assise et tenant sur ses genoux l’Enfant Dieu, la Vierge Sainte. L’âge l’avait noircie, car elle était très vieille ; si vieille qu’elle avait été sculptée, non par des chrétiens mais avant que fût né le Sauveur, par des Druides qui étaient les prêtres des païens, et auxquels un ange prophétique avait annoncé que d’une Vierge naîtrait un Dieu ; et ainsi l’avaient-ils représentée, en son futur, avec grande dévotion et ils avaient écrit sur le socle, en belles lettres latines, les mots : Virgini pariturae ; ce qui voulait dire : La Vierge qui doit enfanter.

   Quand les premiers chrétiens étaient venus à Chartres, ils avaient trouvé cette statue et s’étaient émerveillés ; ils avaient eu une grande vénération pour cette Vierge prophétique et ils avaient continué à appeler la caverne où elle se trouvait la « grotte druidique » et, ils ne savaient pourquoi, le puits qui se trouvait à côté de la grotte « Le Puits des Forts », car ce nom s’était conservé à travers les âges…

 

2/   Le choix du Tertre de Chartres n’est pas dû au hasard. Chartres est un lieu où l’Esprit pénètre, ou peut pénétrer la matière ; un lieu où l’Esprit s’incarne et plus spécialement, lors des grandes pulsations de la Wouivre, pulsations saisonnières, analogues à celles du courant sanguin et qui conditionnent les dates de pèlerinage.

   Alors, peut être reçue l’initiation… Une très haute initiation puisque les Druides l’utilisaient pour eux-mêmes.

   Il faut s’entendre. Quand je parle d’initiation, je ne parle pas de « savoir ». L’initiation n’est pas un degré de connaissance, mais un état. C’est, jusqu’à ce que le terme ait était galvaudé au hasard des sacristies, ce que les premiers chrétiens entendaient par l’état de grâce. On peut être en état de grâce et parfaitement ignorant du système métrique ; être en état de grâce et tout ignorer de la théologie ; être en état de grâce et parfaitement amoral…

   Être initié, c’est être introduit ; être intégré dans le jeu des forces naturelles, les comprendre, les prendre en soi – les étymologies sont très claires – les ressentir en soi, comme par un instinct supérieur dans lequel le cerveau n’a nulle action… C’est être relié à ces forces, donc, être religieux au sens propre du terme, (du Latin : religare). En un mot, c’est être pénétré de l’Esprit.

   Or, voilà qu’à Chartres, en en quelques autres lieux, comme au Puy-en-Velay ou à Saint-Jacques-de-Compostelle, une qualité particulière de la Terre, un courant tellurique d’une puissance spéciale, permet à l’homme d’obtenir cette intégration, cette initiation, cette grâce ; et il fallait bien que cette nouvelle naissance à un état supérieur d’humanité fût estimée un grand prix pour mettre en route les foules de pèlerins.

   Il faut bien admettre que, sur tous ces appelés, le nombres des « élus » dut être assez faible et, sans doute, les Druides qui furent longtemps les hiérophantes du lieu prenaient-ils quelques précautions pour n’initier que ceux qui étaient dignes et, de ce fait, qui ne seraient pas tentés d’utiliser mal les pouvoirs évidents qui en résultent.

 

Descriptif

Editions Robert Laffont année 1971, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos légèrement marqués et passés, pages moyennement jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché grand format de 14,2x21,8 cm, 256 pages + 16 de documents en noir et blanc.



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