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CLARKE Arthur C. – Terre, planète impériale

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Description
Avis

Titre original « Imperial Earth » Arthur C. Clarke, 1975.

Traduit de l’anglais par George H. Gallet

Extrait 1

   Malcolm Makenzie avait été l’homme qu’il fallait au moment qu’il fallait. D’autres avant lui avaient regardé Titan avec convoitise mais il fut le premier à calculer tous les détails techniques et à concevoir tout le système de prise d’hydrogène sur orbite, de compresseurs et de vaisseaux-citernes peu coûteux et consommables qui pouvaient contenir leur hydrogène liquide avec une perte minimale en tombant sans hâte vers le soleil.

   Vers les années 2180, Malcolm avait été un jeune ingénieur-concepteur aérospatial plein d’avenir, à Port Lowell, qui s’efforçait de construire des avions capables de transporter des charges utiles dans l’atmosphère ténue de la planète Mars. En ce temps-là, il était Malcolm Mackenzie car l’erreur d’ordinateur qui avait irrévocablement changé le nom de la famille ne s’était pas produite avant qu’il émigre sur Titan. Après avoir perdu cinq ans en efforts futiles de rectification, Malcolm avait finalement admis l’inévitable. C’était l’une des rares batailles dans lesquelles les Makenzie avaient jamais admis la défaite mais à présent, ils étaient très fiers de leur patronyme insolite.

   Lorsqu’il eut terminé ses calculs et détourné suffisamment de temps d’ordinateur-dessinateur pour préparer un magnifique jeu de plans, le jeune Malcolm avait approché le bureau de Planification du département martien des Transports. Il n’escomptait pas de critiques sérieuses, car il savait que ses données et son raisonnement étaient impeccables.

   Un grand vaisseau de l’espace propulsé par fusion pouvait utiliser dix mille tonnes d’hydrogène pour un seul vol, simplement comme fluide inerte d’éjection. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent de l’hydrogène ne jouaient aucun rôle dans la réaction nucléaire mais étaient éjectés inchangés par les tuyères à des dizaines et des dizaines de kilomètres par seconde, imprimant leur force d’impulsion aux vaisseaux qu’ils propulsaient entre les planètes.

   Il ne manquait pas d’hydrogène sur la Terre, facilement accessible dans les océans, mais le coût représenté par l’envoi de mégatonnes par an dans l’espace était effroyable. Et les autres mondes habités, Mars, Mercure, Ganymède et la Lune, ne pouvaient aider en rien. Ils n’avaient pas du tout d’hydrogène en excédent.

 

Extrait 2

   Cent ans se dit Duncan, n’auraient pas suffi à organiser cela délibérément. Une utilisation habile de l’imprévu, vraiment ! Colin serait fier de lui.

   L’affaire avait commencé tout à fait accidentellement. Quand il avait découvert que l’officier mécanicien en chef portait le nom, d’ailleurs pas si rare, de Makenzie, il lui avait semblé tout naturel de se présenter et de comparer leurs arbres généalogiques. Un coup d’œil avait suffi à conclure que toute possibilité de parenté était éloignée : Warren Mackenzie, docteur en astrotechnologie (propulsion), avait les cheveux roux et les taches de rousseur assorties.

   Cette différence ne l’empêcha pas d’être très heureux de faire connaissance avec Duncan et de bavarder avec lui. Une sincère amitié naquit entre eux longtemps avant que Duncan décidât d’en profiter.

   - J’ai parfois l’impression, se lamentait Warren pas très sérieusement, d’être un cliché vivant. Saviez-vous qu’il fut un temps où tous les officiers mécaniciens étaient écossais et s’appelaient Mac-quelque-chose ?

   - Non, je ne savais pas. Pourquoi pas des Allemands ou des Russes ? C’est eux qui ont tout commencé.

   - Vous êtes sur la mauvaise longueur d’onde. Je veux parler des officiers mécaniciens de navires qui vont sur l’eau. Les premiers bateaux à propulsion mécanique marchaient à la vapeur – machines à piston, roues à aubes – vers le début du XIXe siècle. La révolution industrielle commençait en Grande-Bretagne ; la première machine à vapeur pratique fut construite par un Ecossais. Et lorsque les bateaux à vapeur se mirent à naviguer à travers le monde entier, les Mac partirent avec eux. Personne d’autre ne pouvait comprendre des mécaniques aussi compliquées.

   - Des machines à vapeur ? Compliquées ? Vous devez plaisanter.

   - An avez-vous jamais regardé une ? C’est plus compliqué que vous pourriez le penser, même si on met peu de temps à comprendre. De toute façon, tant que durèrent les navires à vapeur, seulement une centaine d’année environ, les Ecossais les firent naviguer. J’ai une prédiction pour cette époque ; elle offre quelques parallèles surprenants avec la nôtre.

   - Continuez, étonnez-moi.

 

Descriptif

Editions J’ai Lu science-fiction 904 année 1986 ISBN 2277119040, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur jauni, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,7 cm, 320 pages   



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