Le livre de poche

COOK Robin – Danger mortel

Réf: pt-ldp7543
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Description
Avis

Robin Cook, 1988.

Traduit de l’américain par Jean-Paul MARTIN

Extrait 1

   Hayes posa le coude sur la table, la tête dans le creux de la main droite, sa cigarette dangereusement proche de ses cheveux fous. Jason fut tenté d’éloigner les cheveux ou la cigarette ; il ne voulait pas que l’homme s’enflamme comme un bûcher funéraire. Mais, inquiet de l’air égaré de Hayes, il n’en fit rien.

   - Ces messieurs voudraient-ils commander ? demanda un serveur, apparaissant silencieusement à la table.

   - Pour l’amour de Dieu ! gronda Hayes, se redressant brusquement, vous ne voyez pas qu’on parle ?

   - Excusez-moi, monsieur, dit le garçon, qui s’inclina et s’éloigna.

   Hayes respira profondément et revint à Jason :

   - Ainsi, je n’ai pas l’air dans mon assiette ?

   - Non, tu as un sale teint et tu sembles tout aussi épuisé que bouleversé.

   - Ah ! le brillant clinicien ! railla Hayes, ajoutant : Excuse-moi, je ne voulais pas être désagréable. Tu as raison. Je ne me sens pas bien. En fait, je me sens horriblement mal.

   - Quel est le problème ?

   - A peu près tout. Arthrite, ennuis gastro-intestinaux, troubles de la vision. Et même une sécheresse de la peau. J’ai les chevilles qui me démangent à m’en rendre fou. Mon corps tombe littéralement en morceaux.

   - Il aurait peut-être été préférable qu’on se voie dans mon cabinet. J’aurais pu t’examiner.

   - Plus tard, peut-être. Mais ce n’est ps pour cela que je voulais te voir. Et puis il est peut-être trop tard pour moi, mais si je pouvais sauver mon fils…

   Il s’arrêta net, montrant la rue s’écriant :

   - Le voilà !

   Jason se retourna et distingua à peine une silhouette qui disparut dans North Street.

   - Comment peux-tu dire que c’était lui ?

   - Il me suit depuis que j’ai quitté l’hôpital. Je crois qu’il a l’intention de me tuer.

   Sans pouvoir faire la part de la réalité et de l’imagination, Jason observa son confrère. Il se conduisait bizarrement, pour n pas dire plus, mais Jason se remit en mémoire le vieux cliché : » Même les paranoïaques ont des ennemis. » Peut-être, effectivement, quelqu’un suivait-il Hayes. Tirant la bouteille de gavi du seau à glace, Jason en servit un verre à Hayes et à lui-même.

   - Tu ferais sans doute mieux de me dire ce que c’est que toute cette histoire.

 

Extrait 2

   L’instant suivant, Jason se crut mort. Un éclair. Puis il réalisa que ce n’était pas un coup de feu mais une ampoule au-dessus de sa tête. Il vivait toujours. Deux policiers en uniforme se tenaient devant lui. Jason eut envie de les serrer dans ses bras, de soulagement.

   - Ce que je suis content de vous voir, leur dit-il.

   - Tournez-vous, aboya le plus grand des deux flics, ignorant le commentaire de Jason.

   - Je peux vous expliquer… commença-t-il.

   Mais on lui dit de la fermer et de se mettre en appui avant, les mains contre le mur, jambes écartées.

   Le deuxième flic le fouilla, lui retirant son portefeuille. Quand il se furent assurés que Jason n’était pas armé, ils lui ôtèrent les bras du mur et lui passèrent les menottes. Et lui firent retraverser l’appartement, redescendre les escaliers, gagner la rue où quelques passants s’arrêtèrent pour le voir fourrer à l’arrière d’une voiture banalisée.

   Les policiers gardèrent le silence pendant le trajet jusqu’au poste, et Jason décida qu’il était inutile de tenter de s’expliquer avant d’arriver sur place. Maintenant qu’il s’était calmé, il se mit à réfléchir à ce qu’il convenait de faire. On lui permettrait sans doute de passer un coup de fil, et il se demanda s’il allait appeler Shirley ou l’avocat qu’il avait consulté pour la vente de sa maison et de sa clientèle.

   Mais lorsqu’ils arrivèrent, les agents se bornèrent à le conduire dans une petite pièce nue où ils le laissèrent. La porte se referma avec un bruit de serrure, et Jason comprit qu’il était bouclé. Jamais encore il ne s’était trouvé en prison, et cela n’était guère plaisant.

   Les minutes passant, il réalisa la gravité de sa situation. Il se souvint de la requête de Shirley de ne pas remuer cette affaire. Dieu savait l’effet que produirait la nouvelle de son arrestation sur la clinique si on venait à l’apprendre.

   La porte finit par s’ouvrir sur l’inspecteur Michael Curran et le plus petit des deux agents. Jason fut heureux de voir Curran, mais se rendit aussitôt compte que ce n’était pas réciproque. Le visage de l’inspecteur paraissait plus fermé que jamais.

   - Enlevez-lui les menottes, ordonna Curran, sans un sourire.

   Jason se leva tandis que l’agent en uniforme lui libérait les mains. Il observa le visage de Curran tentant de sonder ses pensées, mais l’homme demeura impassible.

 

Descriptif

Editions Le Livre de Poche 7543 année 1990 ISBN 2253050687, Bon état général, couverture souple, tranche et dos légèrement marqués et passés, pages un peu jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,7 cm, 320 pages



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