Le livre de poche
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COOK Robin – Phase terminale

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Description
Avis

Titre original « Terminal » Robin Cook, 1993.

Traduit de l’américain par Christelle BONIS

Extrait 1

   « Attends, Corissa », dit Kathleen Sharenburg en s’appuyant contre un des présentoirs de cosmétiques du grand magasin. Corissa et Kathleen étaient venues s’acheter un nouveau justaucorps pour leur cours de danse dans ce centre commercial des quartiers ouest de Houston. Maintenant qu’elles avaient trouvé ce qu’elles voulaient, Corissa avait hâte de rentrer chez elle.

   En proie à un vertige soudain, Kathleen éprouvait la désagréable impression que le décor qui l’entourait tournoyait sur lui-même. Son étourdissement prit fin dès qu’elle s’appuya contre le présentoir. Mais dans la seconde qui suivit, une vague de nausée la secoua des pieds à la tête. Ce frisson violent s’apaisa à son tour.

   « Ça va. Lui demanda Corissa, sa meilleure amie de lycée.

   - Je ne sais pas trop », répondit Kathleen. Elle souffrait à nouveau de ce mal de crâne qui l’avait à plusieurs reprises tourmentée au cours des derniers jours. La nuit la douleur la réveillait parfois. Elle n’en avait cependant pas touché mot à ses parents, de crainte de devoir leur avouer qu’elle avait fumé un joint le week-end précédent.

   « Tu es pâle comme une morte, remarqua Corissa. On n’aurait peut-être pas dû manger tous ces bonbons.

   - Tais-toi, murmura Kathleen. Il y a un homme, là, qui nous écoute. Il veut nous kidnapper, il va nous attraper quand on sera dehors. »

   Corissa pivota sur elle-même, à moitié persuadée qu’un affreux personnage les dévorait des yeux. Mais elle n’aperçut que quelques clientes paisiblement occupées à faire leurs emplettes dans le rayon parfumerie. Il n’y avait pas la moindre présence masculine dans les parages.

   « Où as-tu vu un homme ? » s’étonna-t-elle.

   Kathleen fixait un point devant elle : « Il est là-bas près es manteaux », dit-elle en pointant la main gauche vers le fond du magasin.

   Se tournant dans la direction indiquée, Corissa découvrit en effet un homme, à une cinquantaine de mètres de l’endroit où elles se trouvaient. Il se tenait derrière une dame qui examinait des vêtements suspendus à des cintres. Et il leur tournait le dos.

   Perplexe, Corissa interrogea Kathleen du regard.

   « Il dit qu’on ne peut pas sortir du magasin, souffla cette dernière.

   - Mais qu’est-ce que tu racontes ? Tu commences à me faire peur, tu sais.       

 

Extrait 2

   Tôt levée, Janet revêtit son uniforme blanc et quitta son appartement de bonne heure pour prendre son service de 7 heures à 15 heures comme convenu. A Cette heure matinale, la circulation était fluide sur la I 95, surtout au nord de la ville. Sean et elle avaient envisagé de se rendre ensemble à l’Institut, mais décidé pour finir qu’il était préférable que chacun garde sa propre voiture.

   La jeune femme se sentait au bord de la nausée. Son anxiété excédait largement la nervosité qui accompagne souvent les débuts dans un nouveau poste. Elle savait qu’elle allait devoir passer outre le règlement, et cette perspective la mettait dans un état de tension extrême. D’une certaine façon, elle se jugeait déjà coupable, coupable par intention.

   Arrivée au troisième étage de la clinique avec un peu d’avance sur l’horaire, elle alla chercher un café et entreprit de se familiariser avec les lieux, de repérer les bacs où l’on rangeait les dossiers, al resserre à médicaments, le placard des fournitures. Quand vint le moment de la réunion entre l’équipe de nuit et l’équipe de jour, elle avait largement recouvré son calme. La présence amicale de Marjorie produisait sur elle un indéniable effet d’apaisement.

   L’équipe de nuit n’avait pas grand-chose à signaler, hormis la nette aggravation de l’état d’Helen Cabot. La malade avait fait plusieurs crises d’épilepsie au cours de la nuit, et d’après les médecins la pression intracrânienne exercée par ses tumeurs s’était encore accrue.

   « Est-ce qu’ils pensent que cette détérioration est liée à la biopsie sous scanner qu’elle a subie hier ? s’enquit Marjorie.

   - Non, répondis Juanita Montgomery, la surveillante de l’équipe de nuit. Le Dr Mason était là à 3 heures du matin, pendant une des attaques, et il estime que le traitement est sans doute à l’origine de ces complications.

   - Elle a déjà commencé le traitement ? s’étonna Janet.

   - Oui, dit Juanita. Dès son arrivée ici, dans la nuit de mardi.

   - Mais, c’est seulement hier qu’elle a passé la biopsie, reprit Janet.

   - La biopsie servira à préciser le traitement au niveau cellulaire, intervint Marjorie. Aujourd’hui, on doit lui prélever des lymphocytes T qui seront ensuite cultivés et sensibilisés à la tumeur. Mais le traitement lymphatique, lui, a tout de suite démarré.

   - On l’a mise sous Mannitol pour diminuer la pression intracrânienne, ajouta Juanita. Ça a l’air de marcher. Depuis, elle n’a pas eu de nouvelle crise. Dans la mesure du possible, les médecins préféreraient éviter les stéroïdes et le recours à un shunt. Quoi qu’il en soit, il faut la surveiller en permanence et particulièrement au moment du prélèvement. »

 

Descriptif

Editions Le Livre de Poche 7690 année 1997 ISBN 2253076902, bon état général, couverture souple, tranche et dos légèrement marqués et passés, pages un peu jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 480 pages



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