Le livre de poche

COOK Robin – Risque mortel

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Description
Avis

Titre original « Acceptable Risk » Robin Cook, 1994.

Traduit de l’américain par Bernard FERRY

Extrait 1

   Au commandement du capitaine, les marins ramenèrent les vastes étendues de toile et les roulèrent sur les vergues. Ils n’étaient plus qu’à une cinquantaine de toises du quai, lorsqu’une petite embarcation se dirigea vers eux. Ronald reconnut aussitôt l’homme qui se tenait à la proue : Chester Procter, son fondé de pouvoir. Il lui adressa un signe de la main, mais l’homme ne le lui rendit pas.

   - Bonjour, mon ami ! lança Ronald lorsque Procter fut à portée de voix.

   Il remarqua alors le visage sombre et fermé de son employé, et compris que celui-ci était porteur de mauvaises nouvelles.

   La barque se rangea contre le flanc du navire.

   - Il faut que vous descendiez tout de suite à terre, monsieur déclara Procter.

   Ronald échangea quelques mots avec le capitaine Allen, puis descendit l’échelle qu’on venait de dérouler. Dès qu’il eut pris place aux côtés de Procter, les deux marins se mirent à souquer ferme.

   - Alors, que se passe-t-il ? demanda Ronald, craignant qu’on ne lui annonce que sa famille avait été massacrée par les Indiens.

   Au moment de son départ, ils se trouvaient dans les environs d’Andover.

   - Il s’est passé des choses terribles à Salem, déclara Procter, visiblement mal à l’aise. C’est la Providence qui vous a fait revenir à temps. Nous redoutions tous que vous n’arriviez trop tard.

   - Il s’agit de mes enfants ? demanda Ronald avec inquiétude.

   - Non, monsieur, vos enfants sont en sûreté et en bonne santé. Il s’agit de votre bonne épouse, Elizabeth. Elle est en prison depuis plusieurs mois.

   - De quoi est-elle accusée ?

   - De sorcellerie, répondit Procter. Pardonnez-moi de vous apporter d’aussi terribles nouvelles. Elle a été condamnée par une cour spéciale et son exécution doit avoir lieu mardi prochain.

   - Mais c’est absurde, gronda Ronald. Ma femme n’est pas une sorcière.

   - Je le sais bien, répondit Procter. Mais depuis le mois de février, une véritable frénésie s’est emparée de la ville, et près de cent personnes ont été accusées de sorcellerie. Une femme a déjà été exécutée : Bridget Bishop, le 10 juin.

   - Je la connaissais. C’était une femme irascible. Elle avait ouvert une taverne sans autorisation sur Ipswich Road. Mais une sorcière ? ça ne me paraît guère vraisemblable. Comment en est-on venu à redouter à ce point les maléfices ?

 

Extrait 2

   Comme d’habitude, une atmosphère de frénésie régnait dans le laboratoire d’Edward Armstrong, à l’unité médicale de Harvard, sur Longfellow Avenue. Avec ces gens en blouse blanche courant en tous sens, au milieu d’équipements de pointe aux allures futuristes, on se serait cru dans un asile de fous. Mais les apparences étaient trompeuses, et les visiteurs avertis savaient bien qu’ici s’élaborait la science de demain.

   Bien qu’il ne fût pas le seul scientifique de haut niveau à travailler dans ces bureaux et ces laboratoires, tout reposait en dernier ressort sur Edward. On le considérait comme un génie, aussi bien dans la chimie de synthèse que dans les neurosciences, et les candidatures affluaient à son laboratoire, que ce soit pour des emplois administratifs, des postes de chercheur ou des thèses de doctorat à diriger. Comme ces demandes étaient infiniment supérieures au nombre de postes dont il disposait, Edward avait pu s’entourer des éléments les plus brillants dans tous les domaines.

   Les autres professeurs trouvaient qu’Edward en faisait trop. Non seulement il avait le plus grand nombre de chercheurs dans son équipe, mais il tenait à assurer lui-même un cours de chimie générale en premier cycle, y compris pendant l’été, ce qui était d’ordinaire réservé aux simples assistants. Il se sentait obligé, expliquait-il, de stimuler les jeunes esprits le plus tôt possible dans leurs études universitaires.

   Après avoir donné l’un de ces fameux cours, Edward pénétra dans son laboratoire par l’une des portes latérales. Comme un gardien de zoo venait nourrir les animaux, il fut immédiatement assailli par ses étudiants en doctorat, qui tous travaillaient sur les mécanismes de la mémoire, domaine de recherche de prédilection d’Edward. Chacun avait une question à poser, à laquelle Edward répondit de façon hachée avant de les envoyer à leur bureau ou à leur paillasse.

   La dernière question expédiée, Edward put enfin se diriger vers sa table de travail. Il n’avait pas de bureau personnel, accessoire qu’il jugeait frivole et encombrant. Il se contentait d’un bout de table, de quelques chaises, d’un terminal d’ordinateur et d’un secrétaire où ranger ses dossiers. Chemin faisant, il rencontra sa plus proche assistante, Eleanor Youngman, une chercheuse qui travaillait avec lui depuis quatre ans.     

 

Descriptif

Editions Le Livre de Poche 17045 de 1998 ISBN 2253170453, bon état général, couverture souple, tranche et dos légèrement marqués et passés, pages un peu jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 448 pages



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