Fleuve Noir

DE FAST Jan – La cité où le soleil n’entrait jamais

Réf: sf-fna927
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Description
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Extrait

1/   Il n’avait pas encore pris de décision lorsque, un peu plus tard et alors que le vaisseau entamait son ascension verticale sous la poussée des faisceaux élévateurs, quelqu’un frappa à sa porte. Tadek était là à ce moment occupé à sortir de la valise ses objets de toilette ; pensant que l’hôtesse revenait à la charge, il ne se retourna pas immédiatement quand le battant s’ouvrit.

   - Ce n’est pas gentil d’être reparti aussi vite sans m’attendre…, murmura dans son dos une voix très douce. Moi qui suis tombée amoureuse de toi dès l’instant où je t’ai aperçu…

   Comme piqué par une guêpe, Tadek pivota brusquement, fixant avec stupeur la séduisante créature demi nue qui venait de franchir le seuil et avançait vers lui en lui dédiant l’irrésistible sourire de ses lèvres entrouvertes. Dans un sursaut instinctif et que pourtant rien ne justifiait, il voulut s’écarter, tenter de contourner la belle visiteuse pour s’enfuir au long de la coursive mais déjà il était trop tard, les bras de la jeune femme se refermaient autour de lui, sa bouche se collait à la sienne en un ardent baiser. Tellement ardent que même un saint anachorète perclus dans son agénésique nirvana en aurait été aussitôt embrasé de coupables désirs. Tadek était au mieux de sa forme physique, totalement dépourvu du moindre complexe aussi bien psychique que moral et n’avait jamais prononcé de vœu de chasteté ; aussi capitula-t-il sans tarder. Dans un paroxysme de volupté si intense qu’il équivalait à un anéantissement et que la couchette, la cabine, le vaisseau, tout ce qui entourait le couple enlacé cessa d’exister.

   Littéralement…

 

2/   - Ce n’était pas difficile. Le motif du rapt de Tadek pouvait à première vue paraître évident, mais ceux de mes passagères l’étaient beaucoup moins, car elles savent trop peu de choses sur l’existence d’un autre univers. Personne ne les prendrait au sérieux si elles essayaient d’en persuader nos augustes astrophysiciens. Le jeu consistait à m’enlever toute ma petite équipe pour que je demeure seul et qu’on puisse alors entamer dans les meilleurs conditions les pourparlers avec moi. Je ne vais pas jusqu’à dire que mes amis sont devenus des otages dont le sort dépend de ma bonne volonté…

   - Jamais de la vie, Alan ! Mais tu désires quand même les retrouver ?

   - Evidemment… Il s’agissait donc en fait de m’amener à réaliser que, puisque je conservais mon entière liberté de mouvement et qu’en outre tu ne tentais pas de me séduire autrement que par des méthodes normales, c’est qu’on avait besoin de moi. Pas de mes connaissances scientifiques, celles de Tadek sont de beaucoup supérieures aux miennes. De mon expérience de médecin et d’épidémiologiste ? Peu probable, vous n’auriez pas eu besoin de tant de complications, puisque soigner est pour moi un devoir auquel je ne me suis jamais refusé sous quelques cieux que ce soit. J’en conclus que c’est en tant que propriétaire et pilote d’une hypernef ultramoderne que tu vas faire appel à moi. C’est pourquoi on ne pouvait pas m’enlever comme les autres ; nul autre que moi ne peut actionner les commandes de mon Blastula, il n’obéit qu’à moi seul. Il faut donc bien que j’accepte consciemment et volontairement de le mettre en route, de prendre le cap que tu m’indiqueras.

   - Tu es merveilleux, Alan ! J’espérais bien ne pas avoir à perdre du temps en explications, mais je ne m’attendais pas à ce que tu aies compris avant que j’aborde le sujet. Donc, tu acceptes ?

   - Accepter ? Il ne saurait en être question.

 

Descriptif

Editions Fleuve Noir Anticipation 927 année 1979 ISBN 2265010308, état général moyen, couverture souple, tranche et dos moyennement marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 224 pages



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