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DEBAUSSART Emmanuelle – Les musiques celtiques

Réf: d-l294
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Description
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Extrait

1/   Initialement le terme de musique celtique ne décrit pas un style mais les différentes musiques pratiquées par des pays ayant conservé vivante (ou vivante jusqu’il y a peu) une langue héritée des Celtes. C’est pour cela que l’on emploie rarement l’adjectif pour qualifier la musique du Tyrol ou de Suisse, berceaux pourtant de deux grandes civilisations celtiques (celle du Hallstatt, 800 ans avant Jésus-Christ, et celle de Tène, 100 ans avant Jésus-Christ). Sur ce critère on considère donc comme celtique la musique d’Irlande, d’Ecosse, de l’île de Man, du pays de Galles, de Cornouailles et de Bretagne.

   Ces pays, depuis des millénaires, sont divisés en deux familles linguistiques : les trois premiers appartiennent au groupe gaélique, les trois suivants au groupe brittonique. On trouve un certain nombre de similitudes musicales à l’intérieur de ces deux groupes. Sans doute à cause des bases communes de la langue (elles partagent encore aujourd’hui un millier de mots courants et un certain nombre de règles grammaticales) mais surtout de par le fait que ces peuples ont entretenu très longtemps des rapports entre eux.

   Mais si tous les pays du bout des terres, à l’ouest de l’Europe, ont effectivement de lointains et brumeux ancêtres communs, ils ont depuis, au fil des siècles, développé leur propre répertoire, enrichi de nombreux apports extérieurs. A tel point qu’un musicien irlandais comme Desi Wilkinson (du groupe Westwind) voit plus de points communs entre sa musique et la musique scandinave qu’avec la musique bretonne. Ou qu’un Breton comme Patrick Molard, qui étudie la cornemuse depuis l’âge de quatorze ans et a eu l’occasion de pratiquer son instrument au gré de tous les répertoires, a trouvé d’étonnantes similitudes entre les musiques bretonnes, roumaines et bulgares.

   De pays en pays, donc, la musique diffère. Là où l’affaire se complique encore un peu plus, c’est qu’à l’intérieur d’un même pays on trouve également des styles très différents. La musique, les instruments et parfois même la langue varient. Rien qu’en Bretagne on distingue deux parlers, le breton en basse Bretagne, le gallo en haute Bretagne, et, côté bretonnant, la langue compte quatre dialectes différents.

 

2/   Si les Pogues font beaucoup parler d’eux durant toutes les années quatre-vingt, la musique irlandaise ne se résume bien sûr pas à leurs faits d’armes franchement destroy. Du côté de la musique traditionnelle, pure ou métissée d’influences plus modernes, de nombreux musiciens développent leur style. Dans le sillage de Planxty, Donal Lunny et Christy Moore montent Moving Hearts, mélange de folk-rock et jazz, utilisant aussi bien les instruments traditionnels qu’électriques ou électroniques. In Tua Nua ou Cry Before Dawn, deux groupes de la Verte Erin, intègrent un uilleann piper dans leurs rangs. Les Chieftains, indifférents aux modes, s’ouvrent déjà aux musiques du monde sans pour autant trahir leurs profondes racines et partent jouer en Chine en 1983. Ils seront les premiers musiciens occidentaux à se produire sur la grande muraille, entretenant du coup la solide réputation de pionniers voyageurs que se sont forgés les Irlandais.

   Clannad, enfin, impose pour la première fois un titre en gaélique au sommet des hit-parades anglais. L’histoire de ce groupe issu du comté de Donegal n’est pas banale. Clannad s’est en effet construit au milieu des années soixante-dix autours des membres d’une famille et d’un clan, les Brennan, tous musiciens. Exclusivement traditionnelle au départ, leur musique, avant tout constituée de danses et de ballades locales, évolue vite vers un folk teinté de jazz, au fil duquel la voix cristalline de la harpiste, Marie Brennan, fait des merveilles. Leur penchant pour les atmosphères plus New Age, vaguement planantes et éthérées, suscitera au sein du groupe une vocation. La belle et mystérieuse Enya abandonnera Clannad pour approfondir cette veine et devenir durant les années quatre-vingt-dix une véritable diva du genre.

 

Descriptif

Editions Librio 294 année 1999 ISBN 2277302945, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché moyen format de 13,2x20,8 cm, 96 pages



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