Le livre de poche

DIMERCURIO Michael – Le sous-marin de l’apocalypse

Réf: pt-ldp17024
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Description
Avis

Titre original « Voyage of the Devilfish » Michael Dimercurion, 1992.

Traduit de l’américain par Le commandant Denis Chapuis

Extrait 1

   La date anniversaire du naufrage du Stingray n’avait jamais été commémorée, ni même mentionnée par la marine. Les Soviétiques non plus ne l’avaient jamais évoquée. Personne ne tenait vraiment à une guerre nucléaire. Mais personne n’était vraiment sûr qu’un tel incident ne puisse se reproduire.

   En ce jour anniversaire, plus de vingt ans après, un exercice simulait une situation pratiquement identique. Un sous-marin nucléaire d’attaque américain était de nouveau à portée des armes d’un bâtiment ennemi. Le sous-marin de type Piranha était plus silencieux, plongeait plus profond et naviguait plus vite que le Stingray. Son équipement électronique, son système de lancement d’armes et son sonar étaient bien plus performants, son réacteur nucléaire plus puissant, la disposition de ses équipements mieux pensée et ses torpilles plus meurtrières.

   Deux choses à bord du Devilfish rappelaient beaucoup l’ancien Stingray : son PCNO était aussi encombré et, sur la poche poitrine de la combinaison du commandant on pouvait lire « Pacino ».

   Accoudé à la rambarde de la plate-forme des périscopes, le commandant Michael Pacino fixait les écrans de la direction de lancement des armes. La faible lueur des moniteurs de la DLA ne permettait pas de distinguer les pattes d’oie au coin de ses yeux verts. Avec son mètre quatre-vingt-cinq, il atteignait pratiquement la taille limite pour l’aptitude au service sous-marin. Pacino était aussi svelte que le jour de sa sortie de l’Ecole Navale, essentiellement parce qu’il sautait régulièrement des repas pour aller courir à l’arrière, dans le compartiment machines, entre les turbines de propulsion brûlantes. Il portait une moustache, et son épaisse chevelure noire aurait certainement pu être coupée à une longueur plus réglementaire. Mais personne n’oserait chercher des ennuis au fils du sous-marinier légendaire, disparu en mer avec son bâtiment, le Stingray. Pendant des années, le jeune Pacino avait vécu avec le souvenir du jour où le capitaine de frégate Donchez lui avait annoncé la mort de son père. Et plus encore, en essayant d’imaginer ce qui s’était vraiment et comment cela avait bien pu arriver. Il avait réellement essayé de croire à la version officielle des faits mais, au fond de lui-même, il n’était pas convaincu.  

 

Extrait 2

   Le capitaine de frégate Jon Rapier commença sa ronde dans le sous-marin pour s’assurer que le bâtiment était paré à appareiller. Pacino avait toujours tenu à s’en charger personnellement – il insistait pour jeter lui-même un coup d’œil aux moindres recoins. Mais aujourd’hui, il avait demandé à Rapier de le remplacer et était resté dans sa chambre.

   Il n’est pas dans son état normal, pensa Rapier. Durant ces deux dernières années, concilier les intérêts divergents de la vie de famille et de la vie professionnelle n’avait pas été une mince affaire. Mais même pendant les moments les plus durs, Pacino ne s’était jamais départi de son sens de l’humour.

   Cette mission semblait différente. Quelque chose préoccupait le pacha et ce n’était certainement pas une simple dispute conjugale.

   Dans sa chambre, Rapier s’était changé pour faire son tour de bord : il portait maintenant une combinaison en coton bleu sur laquelle était brodé son nom, au-dessus de la poche de poitrine droite. Il boucla la ceinture kaki à laquelle accroché son dosimètre, épingla son macaron de sous-marinier et enfila ses chaussures de mer. Il sortit et se dirigea vers l’avant, par la coursive centrale. Il descendit au pont milieu par une échelle étroite, puis prit à gauche vers les logements des officiers.

   Chaque chambre était occupée par trois officiers et mesurait deux mètres sur deux. Elle était meublée de deux chaises et de deux bureaux escamotables. Quelques placards étaient intégrés dans les cloisons recouvertes de faux bois. Les trois bannettes cercueils qui faisaient office de lit ressemblaient aux tiroirs d’une morgue. Un rideau en masquait l’ouverture latérale. Une petite lampe de lecture était installée à la tête de chaque couchette.

   Les officiers mariniers anciens étaient logés en chambre à trois, les autres partageaient des chambres à quatre. Les hommes les plus gradés avaient chacun leur couchette. Les autres pratiquaient la « bannette chaude », c’est-à-dire que rois personnes occupaient à tour de rôle deux lits, l’une d’entre elles étant toujours de quart. Une vingtaine d’hommes d’équipage dormaient au-dessus des torpilles, au niveau inférieur de la tranche D.

   Le carré s’ouvrait sur l’arrière des logements officiers. La pièce mesurait environ 6 mètres sur 4,50 mètres, et son centre était occupé par une table. Par une porte au fond, on accédait à un office, qui donnait lui-même sur la cuisine. Le carré était la pièce à tout faire, salle à manger, salle de conférence, salle de cinéma, salle de préparation des missions et même lieu de détente après le quart.

 

Descriptif

Editions Le Livre de poche 17024 année 1998 ISBN 2253170240, état général moyen, couverture souple, tranche et dos moyennement marqués et passés, pages moyennement jaunies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 416 pages   



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