France Loisirs

DUBOIS Alain – Service des disparus

Réf: d-fladsd
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Description
Avis

Extraits

1/   Le type en chemise blanche et veston noir, occupé derrière son zinc à rendre la monnaie à un client, je le reconnais tout de suite. Je suis certain de l’avoir déjà vu.

   Sauf que la dernière fois, il était nu et allongé dans un tiroir frigorifique à l’institut médico-légal !

   Du coin de l’œil, je constate que ma chère Angélique – qui se flatte pourtant d’avoir les nerfs « plus solides qu’un mec » - est assez pâlichonne et que sa lèvre supérieure tremble légèrement. Elle aussi a reconnu notre cadavre. A côté d’elle, notre jardinier est littéralement décomposé. Il n’y a que Castillo, pour rester imperturbable, puisqu’il n’a jamais vu « le mort » auparavant.

   Il a l’air plutôt en forme pour un mort…

   Tous les quatre, on s’avance en ligne jusqu’au comptoir et on s’y accoude. Christian Massenet est juste à ma gauche. Le barman lève les yeux vers nous, un sourire commercial machinal sur les lèvres :

   - Et pour ces messieurs ?

   Son sourire se métamorphose en une expression d’intense surprise lorsqu’il découvre la figure du jardinier. Je dois dire qu’il n’essaie même pas de ruser.

   - Christian ? Mais qu’est-ce que tu fiches dans ce quartier ?

   Sa question est une sorte d’aveu : notre barman est bel et bien Arnaud Crozon, officiellement déclaré mort et enterré depuis six mois dans un petit cimetière de Normandie !

   Tétanisé, Massenet est incapable de répondre. Il fixe son ancien collègue avec des yeux exorbités, comme s’il se trouvait réellement en face d’un mort-vivant. Pour débloquer la situation, je sors ma carte de police et la brandis sous le nez du barman. Ce qui ne le démonte nullement. Au contraire, il se tourne vers son ex-collègue avec une mine inquiète :

   - Des flics ? Mais pourquoi ? Christian, tu n’as pas fait de conneries, au moins ?

   Angélique et moi échangeons un regard consterné. C’est tout de même un comble qu’Arnaud Crozon s’imagine qu’on est là pour Massenet et non pour lui ! Je me charge de le détromper :

   - Vous êtes bien Arnaud Crozon ? Nous aimerions avoir un petit entretien avec vous. Dans un coin tranquille, si c’est possible…

 

2/   Si j’avais su ce qui m’attendait, si j’avais pu deviner la tempête qui allait se mettre à souffler sur moi et sur un certain nombre d’autres policiers, est-ce que j’aurais décroché mon téléphone, ce lundi 23 juillet 1990, quelques minutes après 18 heures ?

   Certainement que oui. Malgré tout. Parce que, ma modestie naturelle dût-elle en souffrir, je dois dire que j’ai toujours été du genre consciencieux dans mon boulot.

   Et surtout parce que l’affaire dans laquelle j’allais me retrouver plongé en portant le combiné à mon oreille est l’une des plus passionnantes qu’il m’ait été donné de connaître au cours de ma carrière aux dispas, en raison de la personnalité hors normes de son héros malgré lui, mais aussi parce qu’elle m’a permis de lever un petit coin du voile épais recouvrant d’ordinaire des pratiques et mœurs dont on ne parle qu’à voix basse ou, encore mieux, pas du tout. Je fais allusion à la fameuse « guerre des polices », cette lutte sourde mais parfois acharnée que ce livrent certains services pour se tailler la part du lion.

   Quant au personnage par qui tout allait se déclencher, il s’agissait du pasteur Joseph Doucé.

 

3/   Résumé

   122, rue du Château des Rentiers. Un immeuble moderne dans le XIIIe arrondissement. Au quatrième, douze policiers travaillent derrière les portes anonymes du 9e Cabinet de Délégations Judiciaires. Plus connu sous le nom de « Service des disparitions ». Ce sont les histoires les plus extraordinaires, les plus mystérieuses, les plus tragiques, les plus burlesques aussi, que nous raconte Alain Dubois. Il a vu naître une des plus ténébreuses histoires de la Ve République. La disparition du pasteur Doucet, retrouvé quelques mois plus tard, assassiné. C’est aussi rue du Château des Rentiers que s’est joué l’épilogue de la tragédie du DC 10 de l’UTA, explosé au-dessus du désert tchadien en 1989. Il y a aussi l’histoire du mari éploré dont la femme a disparu… Et qu’on trouve un an plus tard, sous une dalle de béton de son usine. Ou celle d’un ministre de la IVe République qui lui aussi s’est envolé…

 

Descriptif

Editions France Loisirs année 1999 ISBN 2744122343, Bon état général, couverture rigide tranche, dos et jaquette légèrement marqués, intérieur assez frais, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion relié grand format de 16,3x24,7 cm, 372 pages.



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