Fleuve Noir

G. MORRIS – Vic St Val en enfer

Réf: esp-fnesp5
2,00 € TTC
 En stock
Ajouter au panier
Description
Avis

Extrait 1

   Le sort de la planète est menacé.

   Comme d’habitude, on fait appel à Brad Lester et Comme d’habitude, Brad et ses space-rangers inventent, juste à temps, l’arme absolue, le robot universel capable de sauver l’humanité.

   Comme d’habitude, quelque chose tourne mal. Séparé de ses rangers, Brad doit se battre à poings nus, contre une armée de Xeefraans pour tirer du pétrin, en plus de l’humanité, Diana Dell, la pulpeuse héroïne de l’histoire.

   Malgré leurs yeux à facettes et leurs pinces de homard, les Xeefraans semblent apprécier la plastique des filles de la terre car Diana et ses compagnes ressortent de la bagarre sans un fil sur le corps. Ou presque. Il y a du sein en vitrine et de la cuisse au choix.

   Comme d’habitude, Diana tombe dans les bras de Brad et les space-girls tombent dans les bras des space-rangers et « THE END » apparaît juste à temps pour décourager la censure.

   Musique, fortissimo. Toutes les lumières se rallument. Les applaudissements crépitent dans la petite salle de projection.

   Dans la confortable petite salle de projection où nous venions d’assister, en séance privée, à une avant-première du film de science-fiction : It came from space, nous avions assuré les trucages et effets spéciaux.

   Nous, c’est-à-dire une équipe technique de la Force Infrarouge, sous la direction d’Archibaldo della Roccabella, dit « Archipazzo » : Archidingue.

   Très entouré dès l’apparition du mot fin.

   - Votre robot universel, mon cher Archipazz… Je veux dire Archibaldo…

   Charles Egbert, de la Mondial Film, dans ses œuvres !

   Séducteur aux tempes grises, très Vittorio de Sica avec vingt ans et quelques kilos de moins, Archibaldo lui frappa sur l’épaule.

   - C’est tout simplement le génie, caro moi ! Nous sommes tous comme ça, au WISP !

   Egbert, qui avait plus d’un verre dans le nez, explosa :

   - Le WISP !

   Et se précipita vers moi.

   - Mon cher Vic… avec les félicitations et les remerciements de la production…permettez-moi de vous remettre ce chèque…

   Je permettais d’autant mieux que le chèque comportait plusieurs zéros, avec un gros chiffre par-devant. Dressé sur la pointe des pieds pour rapprocher son mètre soixante de mon mètre quatre-vingt-six, Snaky renifla.

   - Ça fait combien en french pépètes, ça, mon pote ?

 

Extrait 2

   Venant nous cueillir en personne à notre descente du Fan Jet Falcon, sur l’aérodrome de Manaus, Joao Wilson, ébloui, baisa la main de Lore Lei, puis serra la mienne, celle de Snaky, et sans autre préambule entra dans le vif du sujet :

   - Alors, Vic ? Qu’est-ce que vous pensez des dernières nouvelles ?

   Un peu surpris, j’esquissai un haussement d’épaules.

   - J’en pense… ce que vous devez en pensez vous-même, Joao ! A savoir que si vous n’avez rien appris de neuf, depuis notre dernier coup de fils… nous ne sommes pas sortis de l’auberge !

   Métis athlétique à la peau noire, aux fortes dents blanches, le commissaire spécial Joao Wilson, de la police brésilienne, parut avoir « décroché » brusquement. Sourcils froncés, il n’avait pas l’air de pouvoir assimiler le sens de mes paroles.

   Tout à coup, son regard s’éclaira. La tête rejetée en arrière, il éclata d’un long rire tonitruant.

   - Oh, vous parliez de votre histoire ? Moi je parlais de la Coupe du Monde.

   Snaky triompha :

    Je te l’avais dit, mon pote ! La Coupe vue de chez nous et la Coupe vue d’ici, c’est pas du pareil au même ! Ici, on prend les choses au sérieux !

   Il avait raison. C’est seulement dans la voiture, alors que nous quittions l’aérodrome, que Joao consentit à oublier un instant les « contrôles de la poitrine » et les « centres » inspirés du Roi Pelé.

   - Ce qui m’a égaré pendant un jour ou deux, Vic, c’est que depuis trois ans qu’il vivait à Manaus, personne, ou presque ne le connaissait sous son nom d’O’Kelly… mais sous le sobriquet de « O Jabiru »…

   - Pourquoi diable ?

   - A cause de son physique ! Le Jabiru est un échassier du Brésil…

   - Va donc pour O Jabiru ! Quel genre de personnage ?

   - Bof ! Petit joueur, petit escroc, petit trafiquant. Pas mal de succès auprès des dames, surtout un peu mûres… Un beau jour, il a organisé, de bric et de broc, cette expédiation en forêt vierge, ce safari dont personne n’est revenu. Ni lui, ni ses porteurs, ni celui qui les commandait. Un Acurini du nom d’Axolatl. Tod Axolatl…

   Du siège arrière, Lore Lei rappela :

   - Le beau mâle !

   - Oui, madame ! Une belle bête ! Ancien guide touristique au « Paradisia ». Gigolo sur les bords. Amant, juste avant sa disparition d’une certaine Inès de la Natividad y Santa Carmella y Buenaventura Enrique…

 

Descriptif

Editions Fleuve Noir Espiomatic 5 année 1971, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 256 pages



Aucun avis n'a encore été laissé sur ce produit, soyez le premier à laisser votre avis.
Produits pouvant vous intéresser