Le livre de poche

HEYERDAHL Thor – L’expédition du Kon-Tiki

Réf: doc-ldp319
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Description
Avis

Sur un radeau à travers le Pacifique

Titre original « Kon-Tiki Ekspedisjonen » 1948.

Traduit du norvégien par Marguerite GAY et Gerd de MAUTORT

Extraits

1/   Devant une bouteille d’excellent whisky, notre hôte nous déclara qu’il s’intéressait à notre expédition. Il offrit de nous fournir le capital nécessaire si nous nous engagions à faire des articles de journaux et des tournées de conférences après notre retour. Tout étant convenu, nous bûmes à l’heureuse collaboration entre les soutiens financiers de l’expédition et ceux qui devaient y prendre part. Désormais, nos problèmes économiques se trouvaient résolus ; nous en étions délivrés par nos commanditaires et ils ne nous tourmenteraient plus. Herman et moi n’avions maintenant qu’à nous procurer équipage et équipement, construire un radeau et partir avant la saison des ouragans.

   Le lendemain, Herman résigna son poste d’ingénieur et nous nous mîmes sérieusement au travail. Les gens du laboratoire des Forces aériennes avaient déjà promis de me faire envoyer tout ce que j’avais demandé et davantage encore par le Club des Explorateurs, car notre expédition leur semblait tout indiquée pour essayer leur équipement. C’était un bon début. Maintenant il s’agissait avant tout de trouver quatre homes ad hoc qui fussent disposés à nous accompagner, puis d’obtenir les vivres nécessaires au voyage.

   Un groupe d’hommes partant ensemble sur un radeau doit être choisi avec soin. Sinon il y aurait du grabuge et des révoltes au bout de quelques semaines d’isolement en pleine mer.

 

2/   Nous avion maintenant l’impression d’apercevoir partout sous le feuillage des serpents venimeux et, avec le trophée d’Angelo pendant inerte au bout d’un bâton, nous rentrâmes doucement dans la maison. Herman se mit à dépouiller le monstre vert, tandis que Don Federico nous racontait des histoires fantastiques de serpents venimeux et de boas constrictors larges comme des assiettes. Tout à coup, nous aperçûmes sur le mur les ombres de deux énormes scorpions, de la dimension des homards. Ils se précipitèrent l’un contre l’autre et engagèrent une bataille à coups de pinces, leur arrière-train dressé et l’aiguillon venimeux de leur queue, prêt pour le coup mortel. Le spectacle était horrible, mais après avoir déplacé la lampe à huile, nous nous rendîmes compte qu’elle avait rendu surnaturellement gigantesque l’ombre de deux scorpions ordinaires de la grosseur d’un doigt, qui se battaient sur le bord du bureau.

   « Il n’y a qu’à les laisser faire », dit Don Federico. « L’un tuera l’autre, et nous avons besoin du survivant dans la maison pour tenir les cancrelats à distance. Serrez vos moustiquaires autour de vos lits, secouez vos vêtements avant de les mettre, et vous pourrez être tranquilles. J’ai été mordu bien des fois par un scorpion et je n’en suis pas mort » ajouta en riant le vieillard.

 

3/   Résumé

   Thor Heyerdahl, le chef des six compagnons qui traversèrent le Pacifique de l’Amérique du Sud à l’Océanie, sur un radeau ; il voulait prouver l’origine américaine des habitants de l’Océanie et la possibilité de franchir l’Océan par ce moyen primitif.

   Herman Watzinger, qui l’a secondé dans ses préparatifs, ingénieur. Il s’est chargé des recherches hydrographiques et météorologiques pendant leur dérive sur l’Océan. Il note vitesse des vents et direction des courants.

   Erik Hesselberg, grand gaillard plein d’entrain, un peintre qui sait jouer de la guitare et est le seul à avoir passé par une école de navigation. Il s’empare du sextant et relève la position du radeau. Il raccommode aussi la voile quand il ne dessine.

   Knut Haughland, qui a fait une très belle guerre comma parachutiste, il participa au sabotage de l’usine d’eau lourde à Rjukan. Il installe, à un pied au-dessus de la mer et des embruns, un poste émetteur qui envoie chaque nuit les bulletins météorologiques.

   Torstein Raaby, le second radio, autre résistant ; durant dix mois, ses rapports adressés des environs de Tromsoe en Angleterre, renseignèrent les Alliés sur tout ce qui se passait à bord du cuirassé allemand Tirpitz.

   Bengt Danielsson, à la barbe rousse, seul Suédois au milieu de ces Norvégiens. Ethnologue, il s’intéresse à la théorie de la migration et partage son temps entre ses fonctions de chef-cuisto et 73 ouvrages de sociologie.

 

Descriptif

Editions Le Livre de poche 319 année 1975 ISBN 2253010472, état général assez bon, couverture souple tranche et dos un peu marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,7 cm, 448 pages + 16 de photographies en noir et blanc.



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