Deux coqs d'or

KÄSTNER Erich – La miniature volée

Réf: j-dcomp5
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Description
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Illustrations Bruno HEITZ

Illustration couverture Mathieu LAUFFRAY

Titre original » Die Verschwundene miniatur » Erich Köstler, 1939.

Traduit de l’allemand par Armand LEON

Lecture dès 10 ans

Extraits

1/ Eh bien voilà », commença Fräulein Trübner.

   Elle était assise à côté de Külz, sur un banc, dans la cour du château d’Amalienborg. L’herbe poussait à travers les dentelles de pierre qui ornent la vénérable façade du château. Tout était calme. On n’entendait pas d’autre bruit que le sifflement des bateaux à vapeur que les pilotes faisaient pénétrer dans le Sund.

   Un vieux mur séparait la cour de la rue, troué en son milieu d’une monumentale grille de fer forgé qui n’avait pas été ouverte depuis des siècles. En se promenant dans la rue, on pouvait regarder l’intérieur de la cour à travers les ornements, les rosaces et les fleurons de la grille, artistement enlacés… C’est justement ce que faisait le dénommé Karsten. Quant à ses deux camarades, ils arpentaient en silence le trottoir de l’autre côté de la rue.

   Fräulein Trübner et Herr Külz ne semblaient pas se douter qu’ils étaient épiés. Ils tournaient le dos à la grille et regardaient la façade du château.

   « Eh bien ! voilà, reprit la jeune fille, je suis la secrétaire privée d’un riche collectionneur berlinois, Herr Steinhovel. Une des plus fameuses collections du monde a été mise en vente, la semaine dernière, à Copenhague. Elle appartenait à un Américain qui vivait au Danemark et y est mort dernièrement. Savez-vous ce que c’est qu’une vente aux enchères d’objets d’art ?

   - J’imagine que ça doit ressembler aux autres ventes : il y a des gens qui poussent des cris ; il y en a un qui frappe sa table avec un marteau et, lorsque le marteau est retombé trois fois, le dernier qui a parlé a droit au coquetier. »

   Elle approuva :

   - Herr Steinhovel s’intéresse particulièrement aux miniatures, vous savez ce sont de petits tableaux grands comme ça. Les miniatures anciennes coûtent horriblement cher, mais mon patron les aime tellement qu’il ne fait pas attention au prix qu’il les paye.

 

2/   Tous trois étaient accoudés au bastingage. Irène entre les deux hommes.

   Külz, un pli amer aux coins des lèvres, regardait danser les vagues. Il avait l’air d’un convalescent à sa première sortie après une longue maladie.

   Struve, lui, contemplait la jeune fille debout à côté de lui et cherchait à deviner ce qui se passait derrière ces jolis yeux et ce front volontaire.

   Külz rompit le silence.

   « Excusez-moi, Fräulein Trübner, mais je suis complètement perdu. C’est une véritable douche écossaise que vous m’infligez : espoir, désespoir… espoir. Il y a surtout une chose que je ne comprends pas : puisque vous saviez que cette miniature était fausse, pourquoi m’avoir fait croire qu’elle était vraie ?

   - C’était indispensable, Herr Külz. Vous m’en voulez beaucoup ?

   - Pas le moins du monde. Vous m’avez fichu une frousse terrible, mais quant à vous en vouloir !... Je ne pourrais pas, même si j’essayais… Seulement, je voudrais comprendre… Expliquez-moi…

   - C’est très simple : Il existe deux miniatures, la vraie et la fausse. Cette dernière fut exécutée, il y a quelques années, par un peintre américain, spécialiste en Holbein, et c’est cette copie que son prudent propriétaire envoyait aux Expositions, à la place de l’original. Les amateurs les plus avertis eux-mêmes ne se sont jamais aperçus de cette substitution. Il n’y avait que trois personnes au courant : l’ancien propriétaire de la miniature, son homme d’affaires… et, bien entendu, le commissaire-priseur qui dirigea la vente. Herr Steinhovel acquit automatiquement la copie en même temps que l’original ; il les déposé tous deux dans un coffre de banque à Copenhague. 

   « Qui étaient les deux hommes qui vous accompagnaient à la gare ? demanda Külz.

   - Les détectives privés de la banque… Tout est clair, maintenant ?

 

3/   Résumé

   Un métier aimé, une famille unie, un commerce florissant : Oscar Külz, un brave boucher berlinois, a tout pour être heureux ! Et pourtant… ! Un jour comme tous les autres, il décide de voir le monde et prend la clé des champs. Une petite fugue à Copenhague… où il rencontre une jolie jeune femme, Irène Trübner, qui doit transporter un petit tableau de grande valeur. Ange gardien gaffeur et naïf, il accompagne Irène dans son périlleux voyage. Très vite rejoint par un jeune homme élégant et mystérieux, poursuivi par une bande de voleurs, ce duo infernal vit une multitude d’aventures cocasses… et pleines de suspenses.

   Journaliste et écrivain allemand, Erich Kästner est un romancier de grand talent. Il a créé un monde humoristique et tendre où les Bons triomphent toujours des Méchants !

 

Descriptif

Editions Deux Coqs d’or Mot de passe 5 de 1994 ISBN 9782013919821, Bon état général, couverture rigide, tranche et dos légèrement marqués, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion relié format poche de 11,8x17,3 cm, 242 pages.



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