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PENDLETON Don – L’Exécuteur 53 – L’as noir de San Francisco

Réf: pt-phe53
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Description
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Extrait 1

   Il t avait beaucoup de monde dans le hall de San Francisco International Airport lorsque Bolan y déboucha. Fendant la foule bronzée, il gagna la salle des casiers de consigne, repéra la case 112 et introduisit dans la serrure la clé que lui avait remise Jack Grimaldi au cours d’une entrevue capitale à New York. Le gros sac en cuir était bien là. Tapi dans le casier comme une bête fauve à l’affût. Car, comme un fauve, le contenu du bagage distribuait la mort. Tout l’arsenal de l’Exécuteur, venu en droite ligne jusqu’à Frisco grâce à la complicité d’une relation de Grimaldi. Un pilote, un steward ou une hôtesse, Bolan n’en savait pas davantage. Mais, ainsi, les armes favorites de l’Exécuteur avaient pu éviter les contrôles d’aéroports. Il ira le lourd sac à lui, repoussa la porte du casier et retourna dans le grand hall.

   Brusquement, il ressentit un frisson désagréable dans le dos. Son instinct lui signifiait quelque chose. Ralentissant le pas, il leva les yeux vers les panneaux d’affichage des vols, huma l’ambiance, à la recherche d’un indice. Vitrines d’un air intéressé. En dix seconde, il repéra son ange gardien. Un grand costaud, brun de peau, vêtu d’un costume d’été mastic, coiffé d’un chapeau ton sur ton. Bolan tourna encore, repéra une boutique de parfums où les flacons étaient présentés sur des plots en miroir. La zone de circulation se composait d’une sorte de court labyrinthe où les badauds pouvaient se déplacer dans un sens giratoire. Il s’y engagea, repéra son suiveur par le jeu des miroirs. L’opération avait pour but de dépister un éventuel coéquipier de l’homme.

   Il n’en avait pas.

   Pour Bolan, la meilleure méthode de défense était toujours l’attaque. Sa décision fut immédiatement prise. Ce type n’était pas un flic. A deux cents contre un ! De toute manière, il ne pouvait se permettre aucun doute. Il quitta les boutiques, se dirigea vers le dernier bar, le plus à l’écart. Là, il descendit directement aux toilettes. Dans un aéroport international, les toilettes de bar sont de loin les moins fréquentées. En fait, il n’y avait personne chez les hommes. Bolan s’enferma un instant dans une cabine, prit le Beretta dans le grand sac, y adapta un silencieux, ressortit et fourra le sac sous un lavabo. Puis il fit couler de l’eau, commença à patienter, le Beretta dans la ceinture. Une longue attente qui le fit douter. C’était la guerre des nerfs. Il savait par expérience qu’un fileur ne peut indéfiniment résister au fait de perdre son gibier trop longtemps de vue. L’autre devait déjà se poser des tas de questions. Bolan attendait simplement qu’il finisse par craquer.

 

Extrait 2

   L’Exécuteur s’assit en face de Necker. Il y avait assez de bruit dans le restaurant de l’aéroport pour que leur conversation ne puisse être entendue. Un instant plus tard, alors que le garçon repartait avec leur commande, Bolan attaqua :

   - Du neuf ?

   Le fédéral hocha discrètement la tête.

   - La Commissione veut votre tête.

   - Pas nouveau, sourit Bolan. Des précisions ?

   - J’y arrive. Ils savent que vous êtes ici et que vous projetez un gros blitz. Ils vont essayer de vous tendre un piège.

   - De quel genre ?

   - Tout dépend de votre programme. Ils vous attendent au tournant et j’ignore encore de quelle manière ils comptent s’y prendre. Je le saurai peut-être trop tard pour vous informer à temps du danger.

   Bolan afficha son petit sourire cruel.

   - Si vous y arrivez, ce sera déjà beaucoup. Je suis prévenu, je ferai attention. De toute façon, je ne comptais pas honorer les funérailles de Vito sans biscuits.

   - Vous comptez attaquer le QG de Gamiano ?

   - J’y songe. J’en ai les moyens.

   - Grimaldi, hein ?

   - Entre autres, avoua Bolan. Je l’ai appelé.

   - Je sais. Mais il y a peut-être une solution plus intéressante. Le coup des funérailles, c’est pas mal, bien sûr, mais il y a encore mieux.

   - Ce fameux gros coup dont vous parliez à New York ?

   Necker hocha affirmativement la tête, révéla :

   - J’ai enfin du nouveau, dit-il en se penchant au-dessus de la table. Un truc énorme. La fusion des deux plus importantes Familles du pays. Les Gamiano et les Balestra. Côtes Ouest et Est unies.

   - Vous m’avez déjà informé de ça à New York.

   - Exact. Mais ce que je ne pouvais pas dire à New York, c’est comment les choses s’organiseraient. Maintenant, je le sais. Les deux Familles au complet se réuniront pour sceller ces accords sans précédent. Cela fera beaucoup de monde réuni en un même lieu et en même temps. De quoi vous régaler, non ?

   - En effet. Où et quand ?

   - Hélas, je ne le sais aps encore. En fait, je suis venu à Frisco pour établir ça avec les consiglieri de Gamiano. A mon avis, les choses devraient maintenant aller vite. Balestra et Gamiano sont des amis d’enfance. Ils se sont jusqu’alors fait la guéguerre sans trop de bobo et ce serait sans doute encore le cas si Balestra avait un héritier mâle pour reprendre le flambeau. Mais le vieux n’a que deux filles et elles sont mariées à des types complètement en dehors de la Mafia. Donc, si la Famille Balestra veut continuer à régner sur une bonne part du marché national, il lui faut composer avec sa rivale Gamiano. D’où l’idée de cette fusion. Et comme l’arnaque montée par Balestra pour infiltrer son protégé feu Ligoni à foiré, il ne reste plus qu’à s’entendre pour limiter les dégâts.

 

Descriptif

Editions Plon Hunter Gérard de Villiers présente l’Exécuteur 53 de 1985 ISBN 2259013139, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et passés, intérieur moyennement passé, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 224 pages



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