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PIERQUIN Georges – Les Anti-gangs 13 – Trois médusés dans un rafiot

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Extrait 1

   La nature humaine, dites ce que vous voulez, mais c’est pas rien ; et ça déconcerte pour peu qu’on y pense. C’est pas pour vous forcer à gamberger qu’on dit ça, mais quand vous saurez que cette nuit-là, Antoine Gaggio dormit mieux qu’il n’avait jamais dormi, vous conviendrez que la chose aurait de quoi surprendre.

   Si vous êtes un matérialiste ultra-rationnel vous vous dépêchez de conclure : « C’est parce qu’il s’est couché sans bouffer, la digestion le gênait pas pour en écraser », ou encore : « Une bonne baisante avant le dodo et vous avez les joyeuses décomprimées, ce qui incite à la meilleure relaxation »… Et après tout, ‘est peut-être bien vous qui avez raison. N’empêche que les flingues dans le dos et sur la gorge, l’à-poilisme nocturne par trois ou quatre degrés, qui c’est qui se les était farcis ? Antoine, ou vous ?... Alors, moi je prétends que la nature de l’homo sapiens pour que ça pionce comme ça, faut qu’elle soit d’un pur métal inoxydable.

   Au réveil, Toine se sentait frais et rose, et presque léger au niveau du tour de taille ; un trou, même, il se sentait à hauteur de l’estom. A côté de lui, dans le plume, la place était froide, preuve que Rosie avait déjà mis la maison en route. Il regarda l’heure : bientôt midi !

   Midi ? Pas possible !... Le fiston était depuis longtemps à l’école ; il n’avait pas pu l’embrasser. Bon, si ça comptait beaucoup pour lui, la bise du matin, c’était quand même pas une chose très grave. Moins grave, en tous cas, que les événements de la nuit, et leurs implications.

   Les deux mains sous la nuque, Gaggio regardait le plafond, sans le voir. Il cherchait, réfléchissait, et se demandait qu’elle était la meilleure façon de conduire sa barque. Une chose était sûre : les conneries étaient pas terminées, il entendrait encore parler de Ramsès, et autrement qu’avec des hiéroglyphes.

   Les flics ?... C’était pas une solution tellement excitante. D’abord jouer les indics, ça pouvait créer un précédent fâcheux. Ensuite, il risquait d’envenimer prématurément – et peu-être inutilement les choses à venir.

   Antoine regardait toujours le plafond de la piaule tapissé en imitation velours de Gênes, comme s’il attendait la bonne inspiration. Dire que, avant cette histoire, il avait toujours réussi à se faire oublier, à passer à travers toutes les embrouilles des voyous comme des flics !

 

Extrait 2

   - Qui a fait ça, et pourquoi ?

   C’était par cette question que Toussaint Piétri avait réagi tout de suite. Otta s’était d’abord contenté de hausser les épaules ; mais il avait quand même répondu :

   - Tu n’as rien de plus simple à me demander ?

   C’est dire que les anti-gangs en avaient pris plein la vue, si on avait voulu leur faire une vraie prise, c’était pas mal bricolé.

   Depuis la question de Bastos, ils s’étaient un peu agités. Deux macchabs, refroidis à coup de gros calibre, c’est le truc qui impose tout un tas de mesures à prendre et, maintenant, pas mal de monde allait rappliquer dans la casbah. La machine policière se mettrait en route dans tous ses rouages, depuis les services de l’identité jusqu’aux spécialistes des labos qui passeraient des tas de choses au peigne fin… Recherche d’empreintes, par exemple. Pour cette raison, Toussaint était sorti un instant pour téléphoner.

   Quand il revint dans l’appartement de Soler, le commissaire avait déjà commencé de fureter partout, comme le curieux qu’il était. Il profitait de la paix totale qu’on lui accordait, pour tout au plus vingt ou trente minutes encore. Après, avec l’envahissement des chers collègues de la PJ, on changerait totalement de liberté.

   Ça deviendrait l’usine !

   - On a encore un bon quart d’heure avant de les avoir sur le poil, dit Bastos en rentrant dans l’appartement.

   - J’aurai fini d’ici là ; c’est pas tellement grand.

   - Je pense à une chose, Archange… C’est bien Ramsès qui t’a répondu, quand tu as refilé le coup de téléphone bidon ?

   - Je n’en sais rien. Je suppose. Tu l’as dit toi-même tout à l’heure, quand on est arrivés, les amoureux étaient à peine clamecés. Ils avaient pas fini de se vider, tu vois…

   - Oui, d’accord. Alors je me demande – c’est une idée comme ça – si le type qui a descendu l’escalier pendant qu’on attendait, ne venait justement pas de sortir d’ici ?

   Ottaviani regarda attentivement son pote :

   - Et si c’est vrai qu’il avait un gros méchant abcès dentaire, c’est ça ? compléta-t-il.

 

Descriptif

Editions Plon année 1980 ISBN 225900573X, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et passés, pages moyennement jaunies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 224 pages   



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