RAGON J.-M. – Maçonnerie occulte

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Texte suivi de « Initiation Hermétique »

Extraits

1/   Les sciences occultes révèlent à l’homme les mystères de sa nature, les secrets de son organisation, le moyen d’atteindre à son perfectionnement et au bonheur, enfin l’arrêt de sa destinée. Leur étude était celle des hautes initiations égyptiennes ; il est temps qu’elles deviennent l’étude des maçons modernes.

   Nous n’avons encore parlé, dans l’Orthodoxie maçonnique, que des trois degrés de la Maçonnerie symbolique, faisant suite à l’antique initiation, et des hauts grades, qui tendent à en dénaturer l’essence ; il nous reste à nous occuper de la Maçonnerie occulte et philosophique, également en trois grades, émanée des grands mystères anciens.

   Les instituteurs primitifs avaient deux buts dans leurs mystères, qui n’étaient pas, l’un et l’autre, sans quelques rapports identiques ; ce qui a fait croire, avec raison, qu’ils avaient une double doctrine.

   Le premier but fut de tirer l’homme de l’état de barbarie pour le civiliser, et de prendre l’homme civilisé pour le perfectionner, afin de ramener l’homme que l’on croyait déchu à sa première nature. Suivant eux, l’homme était à refaire, il fallait le relever jusqu’à l’Humanité ; l’initiation seule pouvait le régénérer. De là les petits mystères, imités dans la Franc-maçonnerie actuelle.

   Le second but fut la recherche des moyens de relever la matière à se première nature, dont on la croyait aussi déchue.

   L’on était jugé, pour la matière, ce que l’Etre du huitième ciel était pour les âmes ; et les sept métaux, connus alors, appelés chacun du nom d’une planète, formaient l’échelle ascendante de purification matérielle qui correspondait aux épreuves morales des sept cieux.

   Ainsi, la mystagogie ou l’initiation aux mystères avait ses deux visions.

   Dans la première, on ne purifiait que des penchants, on ne passait au creuset que des hommes ; c’était une alchimie des esprits, une mystagogie humaine.

   La seconde était l’initiation aux mystères des opérations de la nature, une mystagogie des corps.

   Dans l’une, on cherchait la pierre cubique ou la pierre angulaire du temple de la philosophie, capable de réunir intellectuellement, par ce symbole ingénieux, toute l’humanité dans une même foi, une même espérance, un même amour.

   Dans l’autre, on cherchait ce qui peut ramener l’âge d’or : la pierre philosophale et l’élixir qui prolonge la vie.

   L’un servant de voile à l’autre, comme elle en sert encore aujourd’hui, ainsi que l’on peut s’en convaincre par quelques rapprochements qu’il nous est facile de faire.

 

2/   « Les nombres sont intellectuels ou scientifiques.

   Le nombre intellectuel subsistait avant tout dans l’entendement divin ; il est la base de l’ordre universel et le lien qui enchaîne les choses.

   Le nombre scientifique est la cause génératrice de la multiplicité qui procède de l’unité et qui s’y résout.

   Il faut distinguer l’unité, de l’art : l’unité appartient aux nombres, l’art aux choses nombrables.

   Le nombre scientifique est pair ou impair.

   Il n’y a que le nombre pair qui souffre une infinité de divisions en parties toujours paires ; cependant l’impair est plus parfait.

   L’unité est le symbole de l’identité, de l’égalité, de l’existence, de la conservation et de l’harmonie générale.

   Le nombre binaire est le symbole de la diversité, de l’inégalité, de la division, de la séparation et des vicissitudes.

   La dyade, origine des contrastes, représente pour eux la matière ou le principe passif.

   Chaque nombre, comme l’unité et le binaire, a ses propriétés qui lui donnent un caractère symbolique qui lui est particulier.

   Le monade ou l’unité est le dernier terme, le dernier état, le repos de l’état dans son décroissement.

   Le ternaire est le premier des impairs. La triade, nombre mystérieux, qui joue un si grand rôle dans les traditions de l’Asie et dans la philosophie platonicienne, image de l’être suprême, réunit en elle les propriétés des eux premiers nombres. Le ternaire représentait aux pythagoriciens non seulement la surface, mais encore le principe de la formation des corps.

 

Descriptif

Editions Henri Veyrier année 1988 ISBN 9782851994653, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos légèrement marqués et passés, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché grand format de 15,7x24,2 cm, 280 pages



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