Fleuve Noir

RIBES F.-H. – Lecomte… Las Vegas, zone rouge

Réf: esp-fne1617
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Description
Avis

Extrait 1

   Gérard Lecomte avait passé une bonne partie de la nuit dans un bureau de la Sécurité Militaire, lequel avait été depuis la veille au soir transformé en Q.G. opérationnel. C’était là qu’étaient centralisées toutes les communications et tous les rapports d’enquêtes établis heure par heure dans le secteur de Las Vegas et conjointement avec les décisions et ordonnances prise par l’U.S. Atomic Energy Commision du Nevada.

   Vers 6 heures du matin, KB-o9 avait regagné son hôtel afin de prendre deux heures de repos. Il était un peu plus de 8 heures lorsqu’une voiture radio revint le pendre en charge au Hilton. Un nommé Robert Brandon, du FBI, la pilotait, un garçon à la tignasse rousse et au visage criblé de taches de rousseur. C’était un Texan à l’allure de cow-boy qui avait déjà plus de quinze ans de service au FBI. Et les deux hommes, qui avaient décidé de faire équipe, avaient rapidement sympathisé. Dès que Lecomte eut grimpé dans la voiture, Brandon désigna la radio.

   - Je viens d’avoir des nouvelles, annonça-t-il. On a retrouvé l’hélicoptère, celui dont s’est servi Sharp pour sortir de la base. Et aussi le pilote.

   - Mort ?

   - Non, assez mal en point, mais ce n’est pas trop grave. Radio bousillée, commandes faussées, il n’a rien pu faire, seulement attendre les secours. Il a parlé de Sharp, bien entendu. Sharp l’a obligé à se poser en pleine tempête à côté d’une voiture.

   - D’une voiture ?

   - C’est ce que dit le pilote. Il a eu le temps de l’entrevoir à travers les remous de sable et de poussière. Malheureusement, il ne donne pas beaucoup de détails sur cette voiture, sauf qu’il s’agissait d’une conduite intérieure assez importante et de couleur noire, ou, en tout cas, d’une couleur très foncée.

   - Ah, ah … Et à quel endroit a-t-on retrouvé l’hélicoptère ?

   Brandon déplia une carte qui était à sa portée et fit une croix à une cinquantaine de miles environ, à l’est de Las Vegas, en direction de l’Arizona.

 

Extrait 2

   Pépé Rizzi était un homme entre cinquante et cinquante-cinq ans, de taille moyenne mais à la carrure puissante. Son élégance qui évoquait Wall Street et Madison Avenue, dénotait un long passé dans cette vieille ville de New York. Mais chez Rizzi, les origines siciliennes remontaient à la surface et se trahissaient dans les moindres gestes et dans la moindre intonation de sa voix.

   Propriétaire de trois casinos, il avait également le contrôle d’une trentaine de boîtes à jeux. Certes, au regard de la concurrence, Pépé Rizzi avait réussi à s’imposer en discutant les recettes, en évaluant les pourcentages et en se montrant « persuasif » aux yeux des tauliers. Mais l’Organisation (cette survivance de l’onore mafioso dont la loi couvrait tout le secteur de Las Vegas) possédait assez d’arguments pour venir à bout des plus coriaces. Et elle l’avait prouvé à maintes reprises en jouant les Attila dans les établissements qui refusaient la protection de l’honorable Pépé.

   - Faites vos jeux, mesdames et messieurs. Faites vos jeux.

   La bille tournait, heurtait le plateau, sautait d’un chiffre à l’autre dans un cliquetis métallique.

   Dans la grande salle du Blue Bird, les parties se succédaient à un rythme rapide. Les croupiers lançaient le râteau sur le tapis vert, les jetons tombaient en pluie : des bras se croisaient, des cigarettes se consumaient dans les cendriers ; et l’œil de Pépé Rizzi allait et venait, ne laissant rien au hasard. De temps à autre il venait, comme ça, dans la salle, déambulait tranquillement entre les tables.

   - Rien ne va plus !

   Sous l’éclairage vertical, les visages se tendaient, les yeux se fixaient sur la petite bille qui sautait, qui sautait, et qui enfin…

   Le regard de Pépé Rizzi, un instant, se porta vers l’entrée de la salle et son visage s’éclaira en reconnaissant l’homme qui venait d’entrée. Il se porta vers lui les mains tendues.

   - Moi Fratello ! Come stai ? (Mon frère ! Comment vas-tu ?) Ah, dio moi, mi fa piacere rivederti (ça me fait plaisir de te revoir !)

   Gérard Lecomte eut un sourire.

   - Tu m’as déjà dit ça hier au soir, Pépé au Stardust.

 

Descriptif

Editions Fleuve Noir Espionnage 1617 année 1981 ISBN 2265018007, état général assez bon, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur assez frais, livre d’occasion broché format poche de 11,3x17,8 cm, 224 pages   



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