Albin Michel

SAGE Angie – Magyk, Livre un

Réf: j-amwasmlu
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Description
Avis

Titre original « Septimus heap book one : Magyk » Angie Sage, 2005.

Traduit de l’anglais par Nathalie SERVAL

Extrait 1

   Jenna avait l’impression de vivre un cauchemar. Marcia lui avait à peine laissé le temps d’embrasser sa famille avant de la recouvrir de sa cape pourpre, en lui recommandant de se coller contre elle et surtout, de marcher du même pas. Puis la grande porte noire des Heap s’était ouverte avec des craquements de mauvaise volonté et Jenna s’était enfuie de la seule maison qu’elle avait jamais connue.

   C’était sans doute une bonne chose qu’elle n’ait pu voir l’expression interloquée de ses six frères et les visages éplorés de Silas et Sarah quand la cape à quatre pieds tourna le coin du corridor 223 avec un bruissement soyeux.

   Marcia et Jenna avaient un long chemin à parcourir pour regagner la tour. Comme la première ne voulait pas risquer d’être vue dehors en compagnie de la seconde, les couloirs sombres et tortueux du quartier Nord lui avaient paru plus sûrs que le raccourci qu’elle avait emprunté à l’aller. Elle avançait à grands pas, obligeant Jenna à courir à ses côtés pour ne pas se laisser distancer. Par chance, l’enfant n’était chargée que d’un petit sac à dos contenant quelques trésors qui lui rappelleraient son foyer, même si, dans sa précipitation, elle avait oublié son cadeau d’anniversaire.

   L’heure du « coup de feu » était passée. Au grand soulagement de Marcia, Jenna et elle circulaient sans peine dans les couloirs presque déserts. Elle se dirigeait sans réfléchir, en se fondant sur ses souvenirs.

   Cachée sous le lourd manteau de Marcia, Jenna ne voyait presque rien, aussi fixait-elle son attention sur les seuls objets qu’elle distinguait : ses petons chaussés de bottes marron fatiguées et les longs pieds gainés de python pourpre de Marcia qui arpentaient les pavés gris et suintants. Bientôt elle cessa de s’intéresser à ses propres pieds pour observer, fascinée, le ballet du couple de pythons au bec pointu – gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite è qui dévoraient interminablement les kilomètres de couloirs. Sans se faire remarquer, leur couple insolite cheminait dans les entrailles du château dépassant les portes murmurantes des innombrables ateliers où les habitants du quartier Nord employaient leurs journées à fabriquer toutes sortes de produits – bottes, bière, barques, lits, pain, toiles, voiles, selles, chandelles et depuis peu armes, chaînes et uniformes -, les salles de classe glacées où les enfants accablés d’ennui psalmodiaient leurs tables de multiplication et les entrepôts pleins d’échos que l’armée avait récemment vidés de leurs réserves pour son propre usage.

 

Extrait 2

   Soudain, le Chasseur en eut assez de leurs efforts dérisoires. Il s’approcha à grands pas, arracha sa hache à un de ses hommes et attaqua rageusement la grille. Le choc répété de la lame d’acier résonna à travers l’espace, jusqu’à la taverne. Pour finir, la grille massacrée fut jetée de côté et un des hommes s’introduisit dans le conduit afin d’en déloger les ordures. Un projecteur fut braqué sur la sortie du tunnel et la meute se rassembla autour. Sally voyait briller leurs pistolets dans la lumière aveuglante. Le cœur au bord des lèvres, elle attendit qu’ils découvrent que leurs proies s’étaient enfuies.

   Ce ne fut pas long.

   L’homme émergea bientôt du vide-ordures, débraillé et hirsute. Le Chasseur l’empoigna au collet, visiblement furieux, le secoua tel un prunier et l’écarta sans ménagement, l’envoyant rouler au pied du tas de détritus. Il s’accroupi alors et scruta l’intérieur du conduit comme pour se convaincre qu’il était bien vide. Puis il fit signe au plus petit du groupe de s’y glisser. Comme l’homme hésitait, il le poussa dedans et posta deux gardes armés à l’entrée.

   Le Chasseur se dirigea lentement vers la limite du dépotoir afin d’apaiser la colère qui l’avait saisi en apprenant que sa proie lui avait échappé. La frêle silhouette d’u tout jeune garçon le suivait à bonne distance.

   Si le garçon portait la robe verte ordinaire d’un apprenti magicien, l’écharpe rouge qui ceignait sa taille était ornée de trois étoiles noires – l’emblème de DomDaniel.

   Muré dans son silence, le Chasseur n’était pas conscient de la présence de l’apprenti. Cet homme trapu, solidement bâti, avait les cheveux coupés ras, selon l’usage de la Garde, et un visage hâlé, marqué par de longues années passées au grand air à traquer et chasser le gibier humain. Il portait la tunique vert sombre, la courte cape et les bottes de cuir brun propres à sa fonction, ainsi qu’une large ceinture en cuir d’où pendaient la gaine d’un couteau et une bourse.

   Un sourire sinistre abaissa les coins de sa bouche mince et énergique tandis qu’il plissait les yeux pour surveiller les alentours. Ainsi, sa proie lui donnait du fil à retordre ? Très bien, il n’aimait rien autant que le sport.

 

Descriptif

Editions Albin Michel Wiz année 2005 ISBN 2226157727, état général moyen, couverture souple, tranche et dos moyennement marqués et passés, intérieur assez frais, livre d’occasion relié grand format de 14,7x21,7 cm, 480 pages   



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