Le livre de poche
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SPILLANE Mickey – Charmante soirée

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Description
Avis

Titre original « One lonely night”

Traduit de l’américain par G.M. DUMOULIN

Extraits

1/   J’appelai les bureaux du Globe d’un petit café voisin et demandai à la standardiste si Marty Kooperman était-là. Elle s’informa à la ronde et me répondit qu’il s’apprêtait à aller déjeuner. Je lui dis de lui faire dire de m’attendre dans le hall s’il voulait manger à mes frais et raccrochai. Je n’étais pas pressé. Je n’ai jamais connu de reporter qui crache sur un repas gratuit.
   Lorsque nous fûmes installés de part et d’autre d’une table de restaurant, Marty m’offrit une cigarette et me contempla d’un air interrogateur.

   « Tu en sais long sur la politique, hein, Marty ? attaquai-je.

   - Plus que je n’en puis écrire.

   - Parle-moi de Lee Deamer… »

   Il posa son coude sur la table et son menton sur son poing.

   « Tu es détective privé, Mike. Qui désire être renseigné sur Lee Deamer ?

   - Moi.

   - Pour quelle raison ?

   La main lui démangeait de sortir son stylo et son bloc.

   - Pour une raison impropre à faire un bon article, répliquai-je. Que sais-tu à son sujet ?

   - Eh bien, mais… sauf imprévu, il sera bientôt sénateur de cet Etat. Il est gonflé à bloc, et tout le monde l’estime, même l’opposition. Il est beaucoup plus homme d’Etat que politicien, avec une réputation sans tache, probablement parce qu’il ne s’est jamais beaucoup mouillé dans la politique « pure »… si l’on peut dire. Il a un bon magot personnel, mais ce n’est que l’une des raisons pour lesquelles il est incorruptible. La distribution de pots-de-vin n’entre pas dans ses méthodes, et il est au-dessus des moyens habituels de propagande électorale…

   - Tu es pour ou contre lui, Marty ?

   - Pour, mon garçon, et comment ! Je suis deameriste jusqu’au bout des orteils. C’est un type comme ça qu’il nous faut, pour que ça change un peu. Et toi ?

   - Moi ? Je n’ai pas voté depuis l’abolition de l’esclavage.

   - Et tu te considères comme un bon citoyen ?

   - Ouais.

   - Alors, d’où te vient cette curiosité soudaine ?

   - Supposons… J’insiste sur le mot…, supposons que quelqu’un cherche à éliminer Deamer. Est-ce que tu me donnerais un coup de main… même si c’est impubliable ?

 

2/   Pat m’attendait au bas de chez lui. Je l’appelai par la portière. Il traversa la rue et me rejoignit.

   Il était sept heures moins dix, nous avions payé le taxi et marchions lentement vers la station de métro. Nous en étions encore à une vingtaine de mètres lorsque Lee Deamer jaillit à l’air libre et s’éloigna sans regarder à droite ni à gauche, comme s’il habitait dans le secteur. J’explorai les environs du regard mais n’y vis pas trace de Velda.

   A deux reprises, Lee s’arrêta pour regarder les numéros des maisons. La troisième fois, il jeta un bref coup d’œil par-dessus son épaule, puis escalada les trois marches extérieures d’un vieil immeuble de brique brune, et disparut dans les ombres du porche.

   Nous avions convenu, Pat et moi, de lui donner trente secondes, et nous nous mîmes à compter en silence, chacun de notre côté, en continuant à raser les murailles. La rue ne possédait qu’un seul réverbère, et ils e trouvait à cent mètres de là. Un bébé paillait, quelque part. Quelqu’un jura dans les profondeurs… Ensemble, nous prononçâmes le mot « trente », à mi-voix ; simultanément, une porte claqua au-dessus de nos têtes, et des pieds martelèrent un plancher, à l’intérieur de la maison. Une voix cria quelque chose d’inintelligible, tandis que nous montions à l’assaut du perron. Pat ouvrit la porte d’un coup d’épaule, et nous nous trouvâmes nez à nez avec Lee, debout sur le seuil d’une des pièces du rez-de-chaussée. Son index tremblant désignait le fond du couloir.

   « Il a regardé par la fenêtre, balbutia-t-il. Et il s’est enfui tout d’un coup, sans rien dire !

   - Nom de Dieu ! On peut pas le laisser filer ! » s’exclama Pat.

   J’atteignis avant lui l’extrémité du couloir. Les ténèbres étaient si denses que je sentis le mur céder la place au vide avant d’avoir compris que la porte du fond était ouverte. Je trébuchai dans un escalier invisible et ce fut alors que j’entendis la voix de Velda s’élever en un « Mike ! » plein d’anxiété.

   « Par ici, Pat » hurlai-je en trébuchant sur les débris de toute sorte qui encombraient l’impasse.

 

Descriptif

Editions Le Livre de poche 3856 année 1975 ISBN 2253007668, état général correct, couverture souple, tranche et dos moyennement marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,8 cm, 224 pages.



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