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BENAMOU Georges-Marc – Le dernier Mitterrand (Livre d’occasion poche – Pocket 2011)
2,50 euros TTC |
EDITION POCKET N°10382 ANNEE 2011 ISBN 978-2-266-15166-5 BON ETAT GENERAL COUVERTURE SOUPLE EN BON ETAT AVEC UNE PETITE PLIURE SUR LE DOS COIN BAS GAUCHE INTERIEUR FRAIS LIVRE BROCHE D’OCCASION FORMAT POCHE 11,1X17,9 CM 280 PAGES
Résumé, 4e de couverture :
Dans un mois, dans un an, le souverain va mourir. Torturé par la maladie, lâché par une partie des siens, despote presque fantôme d’un règne crépusculaire, le vieux chef français n’a pas renoncé à poser pour l’Histoire.
Mille jours à vivre, sous le regard fasciné d’un jeune journaliste choisi pour être le dernier témoin de sa grandeur et de ses faiblesses, de son courage et de son épouvante devant la mort qui vient.
Ombre shakespearienne de l’Elysée, agonisant à Latche, replié dans sa retraite du Champs de Mars, jusqu’au bout François Mitterrand séduit, étonne, irrite, subjugue.
«Notez, notez tout… et dites-leur que je ne suis pas le diable. »
L’auteur :
Journaliste, scénariste et écrivain, Georges-Marc Benamou a été l’un des derniers intimes de François Mitterrand, avec lequel il rédigea Les Mémoires Interrompues(Odile Jacob 1996)
Il est l’auteur de nombreux essais et documents, concernant notamment François Mitterrand (jeune homme, vous ne savez pas de quoi vous parlez, publié en 2011, ouvrage portant sur l’affaire Bousquet, Vichy et la « vichysso-résistance ») ou la Résistance et le général de Gaulle (C’était un temps déraisonnable, 1999, les rebelles de l’an 40, 2010). En 2003, il a publié Un mensonge français : retours sur la guerre d’Algérie.
Le dernier Mitterrand a été adapter au cinéma par Robert Guédiguian sous le titre Le promeneur du Champs de Mars, avec Michel Bouquet qui, pour le rôle du président au soir de sa vie, s’est vu décerner en 2005 le césar du meilleur acteur.
Le début, extrait de l’Avant-propos :
Dans sa solitude d’alors, il était moins difficile de l’approcher. En 1993, il n’était plus ce monarque redouté, inaccessible, mais un vieux roi malmené, torturé par la maladie, cerné par les offensives lancées à la fin de son règne. Et durant trois ans, c’est ce vieillard émouvant que j’ai vu lutter pour retenir la vie qui s’en allait, le pouvoir qui s’échappait, sa légende qui se dérobait.
Le François Mitterrand que j’ai connu était un « lion devenu vieux » subissant les coups de pieds des socialistes, des intellectuels, de ses anciens maréchaux, et pour finir le coup de pied de l’âne de cette génération qu’il fit venir au pouvoir. Bien sûr, on ne pouvait passer sous silence sa jeunesse française à Vichy et ses relations avec rené Bousquet, mais comment ne pas être choqué par le tardif acharnement de ses propres « fils » qui, six mois avant son départ, s’étonnaient :’Et dire que pendant dix ans, j’ai été le collaborateur d’un collabo ! »A ceux là j’ai toujours préféré la franchise de Régis Debray : « J’en savais trop et pas assez ; je savais et je ne savais pas, je ne voulais pas savoir ? »…
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