EDITION ORIGINALE GALLIMARD ANNEE 1965 COLLECTION LITTERATURES SOVIETIQUES ETAT GENERAL CORRECT COUVERTURE SOUPLE ET PAGES PASSEES LA TRANCHE SE DECOLLE UN PEU LIVRE D'OCCASION BROCHE GRAND FORMAT 14,5X20,5 CM 252 PAGES
Roman traduit du russe par Lydia Pelt et Paule Martin.
Résumé, 4e de couverture :
Que voulez-vous que je vous dise ? Odessa 1920-1921, et puis après ? Ce livre ne se résume pas. Au quatrième tome de L'Histoire d'une vie, un jeune homme appelé Constantin Paoustovski vit dans cette ville insensée dans un temps insensé. On ne finira jamais de parler d'Odessa, de sa pègre, ses bas-fonds, ses souvenirs français, ses marchés, ses poètes. Mais a-t-on à cela jamais porté l'intensité que voici ? En ce temps-là, le grand port de la mer noire... mais non, non cela ne se résume pas. Ni les jours d'avant, ni les jours d'après l'entrée de l'Armée rouge, ni ce hasard des logements ou de la nourriture, l'étrange journal Le Marin qu'on traduisait en hâte dans la langue des navires annoncés, ni ce monde en haillons, ni ces hommes surpris à une heure bizarre de la vie qui seront plus tard l'humoriste Ilf, le poète Édouard Bagritski, l'écrivain Isaac Babel, le poète Kirsanov... et j'en passe, et je ne dis rien de la mort à Petrograd d'Alexandre Blok qui éclate ici parmi ces gens affamés et perdus comme le malheur même, je ne dis rien de ce voyage en mer où le bateau est emporté par le vent qui atteint « la force onze », et la famine à Sébastopol...
un très grand écrivain nommé Constantin Paoustovski, dans un langage beau comme la mémoire, vous parle d'un temps fantastique où l'on donnait sa chemise pour un peu de pain par cinquante degrés de chaleur. Un très grand écrivain russe, qu'on a comparé à Tolstoï et que personne n'a couronné à la bourse internationale des livres à vendre. Parce que vous mangez tous les jours, vous ne couchez pas roulés dans un tapis, on ne vous tuerait pas si vous aviez un pain à la main pour vous le prendre, mais c'est pourtant toujours ce monde où nous vivons, un Odessa où ce n'est pas même la peine de parler de justice, où quelques écrivains, quelques poètes savent seuls tout ceci qui va disparaître à moins qu'ils en écrivent un jour, au crayon encre comme Babel, ou comment s'appelle donc cette encre indélébile dont se sert Constantin Paoustovski ? Et que c'est toujours le marché noir où l'on vous offre des pierres à briquet avec des paroles de théâtre, les fausses gloires dans un grand battage de paroles, rien n'a changé... c'est toujours Le Temps des grandes espérances.
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