EDITION ORIGINALE GALLIMARD ANNEE 1966 COLLECTION LITTERATURES SOVIETIQUES BON ETAT GENERAL COUVERTURE SOUPLE ET PAGES MOYENNEMENT PASSEES LIVRE D'OCCASION BROCHE GRAND FORMAT 14,5X20,5 CM 252 PAGES
Roman traduit du russe par Lydia Pelt et Paule Martin.
Résumé, 4e de couverture :
Constantin Paoustovski, compare L'Histoire d'une vie à une pièce de théâtre qui aurait atteint avec Le début d'une ère inconnue et Le temps des grandes espérances le point culminant de l'intrigue et traverserait avec Incursion dans le Sud une accalmie, une période de détente annonciatrice du dénouement. Deux années hors de la Russie proprement dite : l'Abkhazie d'abord, Soukhoumi, puis Batoum, où l'appellent Babel et le peintre Siniavski, enfin Tiflis où le jeune Paoustovski vit au jour le jour ce temps étrange de 1922 et 1923. A la différence de tous les romans et de tous les mémoires qui nous en furent donnés, cette période est vue sans système fixé, par l'intérieur, le quotidien, les aléas d'une existence où les événements de l'histoire se reflètent par les conditions journalières du logement, les rencontres, les anecdotes, le pittoresque, le picaresque des gens et des choses. Ici se côtoient l'ancien et le nouveau, rien n'a encore pris cet aspect que nous imaginons après coup d'une grande Révolution. Dans ces villes et ces campagnes, où sévissent encore par exemple, comme tout naturellement, les vendettas, se poursuivent les petits métiers, les dockers ne sont encore que les Mouchas d'autrefois et pourtant naît la poésie futuriste, nous partageons avec le récitant du livre une vie intellectuelle qui semble toute de nonchalance ou de hasards : de Babel, pourtant à qui nous ne pouvons aujourd'hui penser que comme au héros d'une affreuse tragédie, à ce singulier Pirosmanichvili, qu'on appelle maintenant Pirosmane ; le Douanier Rousseau du Caucase...
Ce livre est un voyage parmi les couleurs, les fruits et les vents chauds du Sud, dans ces régions subtropicales de la Mer noire, où tout est extraordinaire pour nous, et parfaitement ordinaire à qui les traverse alors, comme s'il n'existait pas d'autre manière de se comporter dans ce siècle où nous sommes encore que cette lente promenade où mûrit sans trop le savoir un amour amer, lequel n'aura pas de suite...
Et cet écrivain qui jamais n'élève la voix est sans doute l'un des plus grands de ce siècle, précisément pour ce qu'il sait comme personne ne pas élever la voix.
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