EDITION ORIGINALE GALLIMARD ANNEE 1967 COLLECTION LITTERATURES SOVIETIQUES BON ETAT GENERAL COUVERTURE SOUPLE ET PAGES MOYENNEMENT PASSEES LIVRE D'OCCASION BROCHE GRAND FORMAT 14,5X20,5 CM 252 PAGES
Roman traduit du russe par Lydia Pelt et Paule Martin.
Résumé, 4e de couverture :
Cette année où Paoustovski a soixante-quinze ans et reçoit pour son œuvre l'ordre de Lénine, voici que nous achevons l'Histoire d'une vie avec Le livre des pérégrinations qui nous mène de 1923 à 1932, mais, quelques digressions aidant, c'est comme si nous en avions accompagné l'auteur pendant trente-cinq ans encore, c'est son portrait finalement qui se dégage de ce voyage dans le temps.
Bien qu'ici les portraits ne manquent pas. Presque tous les écrivains, célèbres ou non, qui donnent figure humaine à la Russie d'aujourd'hui, on les rencontre dans ces pages : Chklovski, Ilf, Olecha, Boulgakov, Guekht, Babel, […].
Ainsi se mêlent la nature et les hommes, les paysages du Grand Nord et de la Colchide torride, ceux de la région de Moscou ou de Leningrad, la forêt de la Metschora, les déserts transcaspiens, Kara-Bougaz et la Crimée...
Peut-être nulle part n'a été ainsi décrit au naturel un pays, lequel depuis cinquante ans mène les esprits à la chasse. Nulle part sans doute pour nous autres, gens d'Occident, la poésie de ce pays n'a été ainsi à la fois proche et simple, étrange et lointaine. Il y est parlé de tout, aussi bien du marché noir au temps de la NEP que le comment vivaient les déportés sur des chantiers de construction dans les années trente de ce siècle. Sans y toucher. Là est le grand art paoustovskien. De l'un ou l'autre des personnages apparus on saura qu'il est mort, celui-ci comme Juif, tué par les Allemands, cet autre parce qu'un dénonciateur l'a dit d'origine allemande... De quoi est fait ce qu'il écrit, Constantin Paoustovski ne parle pas. Pourtant c'est ici l'histoire de la naissance de ses œuvres, de ce Kara-Bougaz qu'il tient pour le premier vrai livre qu'il ait écrit, de la Colchide, de La Rose d'or, du destin de Charles Lonsville... Histoire qui touche partout à ce mystère de l'écrivain, puisant dans sa propre vie pour inventer et s'effaçant quand il invente. Pour qui écrire est décrire. Et qui demeurera, même avec la variation des écoles et des modes, le plus inclassable de notre siècle. Un homme de la parole de qui on ne pourra jamais douter.
|