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CABROL Christian, Professeur – Parole de médecin (Livre d’occasion grand format – Hachette Carrere 1991)
4 euros TTC |
EDITION ORIGINALE HACHETTE CARRERE ANNEE 1991 ETAT GENERAL MOYEN BON COUVERTURE SOUPLE EN BON ETAT PAGES ET TRANCHES SALIES LIVRE D’OCCASION GRAND FORMAT BROCHE 15,6X24,1 CM 218 PAGES
Résumé, 4e de couverture :
Délaissant momentanément le bistouri pour la plume, le Professeur Christian Cabrol, « L’homme aux 400 greffes », nous parle du combat de toute son existence, celui de la vie contre la mort. C’est en médecin qu’il apporte des anecdotes touchantes ou cocasses sur ses maîtres ou sa carrière, son grand-père médecin de campagne… ou son expérience de malade hospitalisé… Acharnement thérapeutiques et euthanasie, conquêtes, ambitions et limites de la technique médicale, rapports humains entre malades, infirmières et médecins... Autant de grands problèmes d’aujourd’hui abordés dans Parole de Médecin.
Voici le témoignage percutant d’un précurseur de la chirurgie cardiaque en France, et pionnier de la greffe simultanée cœur-poumons. Le propos passionné – souvent drôle, toujours sincère – d’un véritable homme de science animé d’une immense générosité : le Professeur Cabrol.
L’auteur :
Christian Cabrol est l’un des plus grands chirurgiens de notre époque. Directeur d’un service hospitalier prestigieux à la Salpêtrière, il vient enfin d’obtenir, après des années de lutte acharnée, la création en France d’un « Institut du cœur », une œuvre à laquelle il a attaché sa vie.
Le début :
J’ai toujours voulu être médecin. Peut-être dans mon tout jeune âge, là où les souvenirs ne se forment pas encore, j’ai sans doute pensé, comme tous les enfants, adopter le métier de mon père, fermier, et les premiers jeux que mes parents m’attribuent en attestent. Mais du plus loin que je me souvienne, je n’ai jamais imaginé d’autre vocation que celle de médecin. L’exemple de mon grand-père, type même du médecin de campagne de la première moitié du siècle, et auprès duquel je vivais, y a sans nul doute entièrement contribué. A le voir si actif, si omniprésent dans notre village et loin aux alentours, si écouté, si efficace, se dépensant sans compter avec tant de bonté et de générosité, j’ai toujours pensé qu’il exerçait le plus beau métier du monde. Mais curieusement, par pudeur, peut-être, mais surtout parce que son métier lui avait appris que cette profession ne pouvait être exercée qu’au prix du don total de soi-même, don personnel et librement consenti, il a toujours, pendant mon enfance et mon adolescence, affecté de ne pas croire en ma décision. Ce n’est que plus tard, lorsque je lui ai apporté mon bulletin d’inscription à la Faculté de Médecine de Paris que, les larmes aux yeux, il m’a parlé de son métier…
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