BECK Béatrix – L’enfant chat

Réf: rf-asbbec
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Description
Avis

Extrait

1/   Peut-être la Soizic de mon rêve n’a-t-elle pas dit « grand-mère » mais grammaire. J’ai beaucoup aimé cette prétendue logique des enfants qui en fait fut une délicieuse absurdité, un pot-pourri de règles folles, un comble de poésie. Comment ne pas savourer le plus-que-parfait, qui se situe au-delà de la perfection alors que nous sommes tous tellement en deçà, bien que ceux de Montségur se soient crus parfaits ? Chercher l’âne Ornicar, apprivoiser poux et hiboux, remonter les joujoux, caresser les genoux, déguster les choux, sans parler des orgues et délices de nos amours, c’est cela la grammaire. Il rit, il pleut. Plaisants idiotismes de notre hexagone. Temps qu’il fait et temps des verbes. Sortir par tous les temps, présent, passé, futur. Je m’extasie de savoir le français comme si ce n’était pas ma langue maternelle, paternelle, fraternelle, sororale, conviviale. Il serait d’ailleurs excellent de forger un espéranto qui adopterait de chaque idiome le meilleur. Par exemple, nos boutons-d’or et papillons ne seraient plus qualifiés par les Anglo-Saxons de coupes et mouches à beurre. En revanche, volubilis et soucis deviendraient pour nous comme pour eux des gloires du matin et des marie-d’or.

   J’ai le cœur grammatical et me sens en ce domaine, malgré l’âge, Alice au pays des vraies merveilles. Celle de Carroll, qui se noie dans ses larmes, rencontre une reine avide de décapitations, assiste à un thé de malades mentaux et subit des métamorphoses monstrueuses, explore plutôt le pays des horreurs, d’où l’universel et durable succès de l’œuvre ; elle reflète le côté noir et enfantin de la condition humaine.

 

2/   Résumé

   « La mère Herbe m’a apporté un chaton blotti dans son tablier, vrai patchwork qu’elle tenait relevé à deux mains. Elle a dit : »S’appelle Soizic » en clignant de son œil unique… J’ai protesté. N’ayant pas de souris, je ne veux pas de chat. »

   Olga Bredaine, veuve et professeur à la retraite, ne restera pourtant pas insensible à cette boule de poils. Surtout lorsque cette dernière, un soir d’orage, vient se blottir contre elle et prononce son premier mot : » Peur. »

   Et ça ne sera pas le dernier.

   Qu’on ne s’y trompe pas : nulle mièvrerie dans ce livre mais une perception de la vie toute en cruauté, tendresse et humour.

   Béatrix Beck a obtenu le prix Goncourt en 1952 pour Léon Morin, prêtre. Elle est décédée le 30 novembre 2008.

 

Descriptif

Editions Arléa Le Seuil année 2007 ISBN 9782869597778, Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre broché d’occasion format poche de 11,2x18,3 cm, 144 pages



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