Robert Laffont

BRUNNER John – A l’ouest du temps

Réf: sf-rladjbot
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Description

Titre original « Quicksand » John Brunner, 1967.

Traduit de l’anglais par Guy ABADIA

Extraits

1/   Comme les bâtiments de Chent n’avaient jamais été conçus pour abriter des malades mentaux, la disposition illogique des différents services de l’hôpital était la source de multiples inconvénients. La partie centrale aujourd’hui abandonnée à l’administration, la pharmacie et les logements des médecins résidents, était à peu près homogène. Mais les différentes salles affectées aux malades qui ne posaient pas trop de problèmes étaient réparties au hasard dans des endroits qui avaient jadis servi de nurserie, galerie de tableaux, armurerie et Dieu sait quoi encore. Les logements des infirmiers se trouvaient dans une série d’anciennes écuries reconverties, séparées du corps central de l’hôpital par une cour pavée. Seule la section des Agités, étant une adjonction relativement récente, avait un caractère presque fonctionnel. Ce qui n’empêchait pas que pour rejoindre la salle où il devait retrouver Natalie, il n’existait aucun itinéraire simple à moins de couper par les dortoirs des hommes.

   D’avoir à faire cela balaya d’un seul coup l’éphémère exultation qu’il ressentait encore à l’idée d’avoir tenu tête à Holinshed.

   Peut-être ne suis-je pas fait pour ce genre de boulot. De voir tous ces malheureux me replie comme un poing noué.

   Les dortoirs, à cette heure-ci, connaissaient une grande animation ponctuée de claquement de talons, de cris sonores et du grincement de roues des grands chariots à linge en osier. Au milieu du remue-ménage, quelques patients circulaient tristement en chemise de nuit, comme des enfants punis qu’on aurait envoyés se coucher en plein jour. Pour eux, il le savait, c’était une punition, mais il s’agissait en fait d’une mesure de précaution. Chacun de ces malades devait recevoir dans la matinée la visite d’un médecin consultant et il était déjà arrivé qu’un pauvre diable, épouvanté par ces figures augustes et inaccessibles, quitte la salle pour essayer de se suicider.

 

2/   Résumé

   Une frêle jeune femme surgit du néant, nue, dans la campagne anglaise, non loin de l’hôpital psychiatrique de Chent. Elle met à mal le premier homme qui la rencontre et qui a sans doute tenté de la violer. S’est-elle évadée d’un asile ? Pas de Chent en tout cas. Elle ne parle pas un mot d’anglais, mais une langue étrange que les meilleurs linguistes ne parviennent pas à identifier. Et personne ne la réclame.

   Le Dr Fidler, de l’hôpital de Chent, s’intéresse à son cas et découvre bientôt qu’elle ne souffre d’aucun trouble psychique, que son intelligence est exceptionnelle, qu’elle apprend l’anglais à une vitesse surprenante et qu’elle maîtrise de singulières techniques comme celle du combat à mains nues.

   Alors qui est-elle vraiment ? Une délirante, contre toute évidence ? Une simulatrice ? Ou vient-elle comme elle le prétend, d’une région de l’univers située A l’ouest du temps ?

   La vérité, Paul Fidler la découvrira trop tard, pour lui que la passion égare, mais aussi peut-être pour les générations futures.  

   Un aspect inattendu du grand talent de John Brunner, l’auteur de Tous à Zanzibar, apparaît dans ce roman subtil qui, dès 1967, remettait en question les concepts et la pratique de la psychiatrie traditionnelle.

 

Descriptif

Editions Robert Laffont Ailleurs et demain année 1978, Assez Bon état général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, tranche un peu incurvée, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché grand format de 13,8x21,7 cm, 288 pages

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