Le livre de poche

BUCK Pearl – Je n’oublierai jamais

Réf: ba-ldp3885
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Description
Avis

Traduction de Lola TRANEC

Extraits                                                           

1/   Plus tard, j’eus l’occasion d’avoir quelques Japonaises pour amies. Elles me semblaient toujours lointaines, quelque peu tristes et écrasées de soucis domestiques, qu’elles fussent femmes de haut rang, ou simples paysannes. Pour percer la cuirasse extérieure il fallait franchir en elles une barrière dressée par des déceptions de la vie, ou les chagrins personnels. Ce n’était pas toujours facile. Ces femmes, douces et effacées, jamais égoïstes, pleines de considération pour autrui, portaient le silence comme un vêtement et, si on ne leur adressait pas directement la parole, elles semblaient toujours se confondre avec le décor.

   Rien n’existe plus de ce tableau, car la Japonaise à l’ancienne a tout simplement disparu du Japon. La conduite et l’aspect extérieur des hommes n’ont pour ainsi pas changé, mais les femmes ! Comment décrire en une seule fois les extraordinaires différences qui me frappèrent chez les Japonaises modernes ? Mieux vaut prendre un exemple précis et décrire les Japonaises dont je fis la connaissance à l’occasion du tournage de ce film.

   Dès notre entrée dans les bureaux de cette importante firme cinématographique nippone, je fus frappée de ne pas y voir un seul jeune homme, mais de nombreuses dactylos, élégamment habillées à l’occidentale, et dont certaines parlaient fort bien l’anglais. Toutes donnaient l’impression d’être jolies et en tout cas hautement qualifiées. Celle qui vint nous accueillir était particulièrement jolie avec ses cheveux très courts et permanentés. Je suis bien obligée de reconnaître ici que je déplore les progrès de la permanente au Japon. La chevelure lisse et noire qui fut autrefois la gloire de la femme Japonaise est maintenant coupée sans merci et torturée, pour prendre des plis et des replis de perruques. Pis encore, la mode commande, aux actrices surtout (ce que je devais découvrir plus tard) de se teindre les cheveux en brun roussâtre. Ainsi traitée, la chevelure perd de son éclat naturel et cette couleur d’aspect boueux prive de beauté le teint d’ivoire autrefois si renommé des Japonaises. Leurs yeux noirs y perdent également de leur éclat, bien que là encore les plus modernes des cosmétiques soient employés sous forme de liquide, de poudre ou de pommade pour aviver les lèvres, les joues ou les yeux.

 

2/   Résumé

   Prix Nobel, grand écrivain admiré par des milliers de lecteurs du monde entier, Pearl Buck est aussi une femme aimée pour sa franchise, son courage, sa générosité.

   Je n’oublierai jamais est une œuvre autobiographique, suite d’expériences et de réflexions personnelles. Dans ces Mémoires intimes, elle nous conte comment elle sut, comment elle put surmonter une des épreuves les plus douloureuses du monde, la perte d’un être cher. Au-delà des mots nous y puisons une extraordinaire leçon de courage et de foi.

   Dans Je n’oublierai jamais, Pearl Buck revient au Japon après vingt-cinq années de séparation, pour  y tourner un film La Grande vague. Et c’est l’histoire de ce film, de ces hommes, de ces femmes de l’après-guerre, de ce Japon nouveau qu’elle nous conte. Un Japon qui lui permet de trouver consolation, inspiration et une nouvelle sérénité. Je n’oublierai jamais est donc une sorte de testament moral, un acte de foi, de confiance en la vie, encore et toujours merveilleuse, et qu’il faut savoir mériter.

 

Descriptif

Editions Le Livre de poche 3885 de 1976 ISBN 225300085X, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et moyennement passés, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,7 cm, 256 pages



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