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BUCK Pearl – Une histoire de Chine

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Traduit de l’américain par Lola TRANEC

Titre original  « Satan never sleeps »

Extrait

1/   Des heures passèrent avant que le père O’Banion eût le soulagement de se sentir pardonner. Durant la journée entière, le père Fitzgibbon l’avait considéré comme un pêcheur en mal de confession.

   - Mais, mon père, je vous assure que je n’ai rien à confesser, avait-il protesté pour la dixième fois au moins.

   C’était le soir, et ils se trouvaient dans la cuisine du presbytère, seuls. Siu-Ian avait disparu, ils ne savaient où. Elle avait laissé le presbytère admirablement propre et sur la cuisinière deux casseroles : une contenant du riz parfaitement cuit et l’autre, du porc haché et des légumes. Après ce bon repas, le père Fitzgibbon se sentait plus enclin à l’indulgence. Il s’essuya la bouche, prit une gorgée de bon thé brûlant et, repoussant son bol, considéra le père O’Banion d’un regard encore sévère.

   - Peux-tu tenir la main d’une femme et prétendre que tu n’as pas pêché ?

   - C’est elle qui m’a pris la main et j’essayais justement de la lâcher quand vous êtes arrivé.

   Le père Fitzgibbon accepta cette réponse avec scepticisme, mais avec une légère tendance au pardon. Le presbytère était vide et silencieux. Disparus les joyeux serviteurs, les fidèles en visite, les voisins curieux. Dehors, dans le jardin, l’ombre menaçante de la sentinelle, toujours présente, arme sur l’épaule, passait et repassait devant la fenêtre. Du moins, l’ordre et la discipline régnaient dans le compound. Or, il fallait bien se rendre à l’évidence, avant l’apparition de Siu-Ian, ce n’était que désordre, les soldats déambulaient partout, regardaient par la fenêtre, piétinaient les pelouses et les parterres. Assurément, la présence de la jeune fille avait amiélioré la situation, mais le père Fitzgibbon n’avait pas l’intention de pardonner si facilement au père O’Banion.

   - Comment as-tu osé te conduire ainsi ! se lamenta-t-il. Et ce soldat qui vous regardait ! Qu’a-t-il pu penser en te voyant avec cette femme dans une telle attitude ? Oh ! quel mal ne dira-t-il pas de nous, quand il en aura l’occasion ?

   - Il n’y avait pas de sentinelle ce matin-là, répliqua le père O’Banion, pas une seule sentinelle, je vous assure, mon père. Il n’y avait que nous deux.

   - Comment cela se pouvait-il ? s’exclama le père Fitzgibbon.

   - Comment le saurais-je ?

               

2/   Résumé

   Au cœur de la Chine secouée par la révolution communiste, dans l’atmosphère angoissée de leur presbytère transformé en prison, deux prêtres attendent…

   Pour le père Fitzgibbon, héritier d’une grande famille irlandaise, il n’est plus qu’un espoir : revoir son pays avant de mourir. Mais pour son compagnon, le père O’Banion, missionnaire à l’âme humble et simple, la Chine est encore lourde de tourmentes et de passions inassouvies.

   Il doit affronter les premières heures tragiques de la révolution, écartelé entre la fidélité à ses vœux et l’amour doux et tenace de Siu-Ian, la petite paysanne. Après le viol de la jeune fille par Ho-San, fils spirituel de la mission, devenu un chef communiste ardent, pourra-t-il au nom de la charité chrétienne faire taire les violents sentiments qui l’animent ?

  

Descriptif

Editions J’ai lu 738 année 1977, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et moyennement passés, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,7 cm, 160 pages



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