Fleuve Noir

CAROFF André – Terreur psy

Réf: sf-fna1161
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Description
Avis

Extrait

1/   Dehors il faisait très froid, peut-être dix en dessous de zéro. S’il neigeait, s’il pleuvait, ce serait terrible pour le sans-abri. Ils campaient partout et des feux illuminaient la nuit de place en place. Young pensait que le Service de la voirie avait eu tort d’enlever les véhicules devenus inutilisables par manque d carburant. On les avait remorqués jusqu’à la zone industrielle sud, un immense quadrilatère où l’on s’apprêtait à construire lorsque les événements avaient éclaté. Le cimetière des voitures formait à présent une espèce d’étrange ville métallique. Les véhicules s’entassaient sur une hauteur de soixante mètres, occupaient une superficie de quinze kilomètres carrés. Dans ce gigantesque amas de tôle il y avait des couloirs, des ruelles, des quartiers habités par une faune de drogués, de prostituées, de loubards, d’autres marginaux.

   Parfois une pile de voiture s’écroulait et des centaines de personnes périssaient écrasées. Young se disait que les voitures, camions, bus et autocars auraient été plus utiles dans les rues de la ville car les réfugiés s’en seraient servis pour s’abriter du froid. Les réfugiés. En fait ils ne l’étaient pas. Personne n’était allé les chercher ni n’avait fait en sorte de les attirer. Ils étaient venus d’eux-mêmes, sans raison précise, comme des papillons polarisés par la lumière.

 

2/   Elle rejeta une mèche qui lui mangeait l’œil. Sa main tremblait. Elle répondit :

   - J’ai suivi le même chemin que toi dans l’espoir de te rattraper, puis j’ai compris que je n’y arriverais pas en parvenant au fleuve… Je n’avais pratiquement pas quitté la Cité depuis seize mois. Les immeubles et les rues n’avaient pas changé, mais les gens étaient comme fous. Cent fois j’ai eu envie de tourner les talons pour rentrer chez Mama Doc et vivre comme vit « Cadillac », mais la perspective de revoir tous ces cadavres m’a découragée. Un immense type m’a pris sous sa protection. Il me pelotait tout le temps en distribuant des coups de gourdins à ceux qui essayaient de m’approcher. Il disait qu’on serait heureux ensemble, qu’il était docker et qu’il avait une piaule sur les quais du côté de la centrale nucléaire. J’ai fait semblant d’être d’accord, mais, à condition qu’il m’accompagne d’abord chez ma vieille maman où j’avais quelques affaires à prendre. Il devait être complètement pété car il m’a crue. Je l’ai entraîné par ici, juste devant la porte de la DCP. Je lui ai faussé compagnie et me suis réfugiée dans le couloir en disant que tu m’attendais… Tes copains ont été chouettes.

 

3/   Résumé

   Ils en étaient réduits à s’entre-tuer pour un morceau de pain. Quand l’un d’eux tombait mort de faim ou de froid, les autres sortaient leur couteau et le dépeçaient.

   Les réfugiés couchaient dans les rues, dans la gare, sous les trains bondés qui ne fonctionnaient plus depuis des mois. Et, dans cette immense foule, l’inspecteur Leland Young recherchait un assassin violeur de jeunes filles.

   Et le trouvant, il entendit pour la première fois parler des ondes cérébrales humaines qu’une machine pouvait reproduire à volonté, mais multipliées à un point que nul n’était capable d’imaginer.

   Était-ce pour cela que le monde devenait fou ?

 

Descriptif

Editions Fleuve Noir Anticipation 1161 année 1982 ISBN 2265020206, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos moyennement passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 192 pages



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