Gallimard

CHASE James Hadley – Vipère au sein

Réf: pt-gsn119
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Description
Avis

Titre original « Double shuffle »

Traduit de l’anglais par H. COUPPIE et H. COLLARD

Extrait

1/   Je demande un scotch.

   - Oui, monsieur, certainement, monsieur.

   Maintenant, le barman se met à l’arrêt : un vrai chien de chasse !

   - Monsieur travaille dans le cinéma ?

   Tout le reste de l’assistance est à l’arrêt, comme lui… une vraie meute ! Si Helen était avec moi, je continuerais peut-être à bluffer, mais sans son soutien moral, je perds mon audace.

   - Seigneur ! qui peut accepter de travailler dans le cinéma ?

   L’intérêt que j’avais soulevé s’effondre comme un pudding mal cuit. La fille qui me montrait sa jambe la fait disparaître d’un mouvement preste et dédaigneux. La fille au sourire angélique a soudain l’air d’avoir mordu dns une pomme pourrie. Les deux profils blets se muent en deux faces blettes. Mon numéro est fini.

   Le barman fait le tour du bar et place devant moi un grand verre à moitié plein de whisky et de glace pilée. A la manière dont il prend mon argent, on pourrait croire que les billets ont marinés dans le virus de la peste.

   Je suis très, très heureux de voir Helen se diriger vers moi, ravissante dans une robe vert olive coupe stricte. Elle s’assied près de moi. Je lui demande d’un ton soupçonneux :

   - As-tu de l’avance sur moi, ou bien est-ce vraiment ton premier verre ?

   - J’en ai déjà bu un, répond-elle avec entrain. Je vais prendre un dry, maintenant.

   Elle me caresse la main :

   - Je suis si contente d’être venue. J’adore cet hôtel. La chambre est merveilleuse et on m’a déjà prise deux fois pour ne star de cinéma.

 

2/   J’amène la police sous la lampe pour examiner l’empreinte barbouillée sous la signature de Susan.

   - C’est la même en tous points ! Voilà la fourche et voici les tourbillons. Eh bien ! es-tu satisfaite, maintenant ?

   - Pas complètement, Steve. Je trouve que nous devrions passer voir Corrine Bonn avant de rentrer faire notre rapport à Maddox.

   - Springville est à plus de cent soixante kilomètres d’ici. Pourquoi perdre tout ce temps ?

   - Mais nous ne pouvons pas faire à Maddox un rapport consciencieux, si nous n’avons pas vu Corrine, Steve. Je reconnais que ni Susan ni Denny ne me semblent suspects, mais j’ai toujours l’impression qu’il y a là-dessous quelque astuce. Je crois qu’ils sont de bonne foi, mais tu oublies l’homme au veston à carreaux et cette femme. Tu oublies que lorsque le concierge a été assassiné, ils étaient l’un et l’autre dans les parages… Je veux me rassurer au sujet de Corrine Bonn, et je veux voir son mari. N’oublie pas que s’il arrive quelque chose à Susan, et que Corrine touche l’argent, son mari partagera avec elle. C’est peut-être lui qui se cache derrière tout cela, e admettant qu’il y ait une combine louche.

   Je hausse les épaules.

   - Parfait. Autant faire les choses à fond pendant qu’on y est. Moi, je persiste à croire que Maddox a rêvé… Je te parie une paire de bas contre un paquet de cigarettes que nous ne trouverons rien de suspect à Springville.

   - Disons deux paires, dit Helen vivement, et c’est tenu !

 

Descriptif

Editions Gallimard Série Noire 119 année 1960, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos moyennement passés et marqués, pages jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11,8x18,2 cm, 256 pages



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