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DEFOE Daniel – Robinson Crusoé

Réf: j-hibddrc
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Description
Avis

Edition de texte condensé

Texte français de Jacques BRECARD

Illustrations de F. LORIOUX

Extrait

1/   Quand je revins à moi, on continuait à pomper ; mais, l’eau gagnant à fond de cale, il y avait toute apparence que le vaisseau allait couler bas ; et quoique la tempête commençât un peu à diminuer, il n’était pourtant pas possible qu’il voguât jusqu’à pouvoir entrer dans un port ; de sorte que le commandant persista à faire tirer le canon pour demander du secours. Un petit bâtiment, qui venait justement de passer devant nous, hasarda une chaloupe pour nous secourir, mais ce ne fut qu’avec beaucoup de risque que ce bateau approcha. Ses rameurs exposant leur vie pour sauver la nôtre, réussirent à saisir une corde avec une bouée, que nous leur jetâmes. Puis, bravant la peine et le danger, ils maintinrent sous la poupe leur embarcation, et, l’un après l’autre, nous y sautâmes. Il ne pouvait être question d’aborder à leur vaisseau : tous convinrent qu’il fallait nous laisser flotter, tant que nous pourrions, vers la terre. Notre commandant promit que, si leur chaloupe était endommagée en touchant le sable, il en tiendrait compte au maître de leur navire.

   Il n’y avait guère plus d’un quart d’heure que nous avions quitté notre vaisseau, lorsque nous le vîmes couler bas, et c’est alors que j’appris pour la première fois, ce qu’on entendait par ce mot, en terme de marine. J’avoue pourtant que j’avais la vue un peu trouble, et qu’à peine pouvais-je discerner les choses quand les matelots me dirent que le bâtiment enfonçait ; car, dès le moment que je m’étais effondré dans la chaloupe, j’avais été comme pétrifié, tant par la peur qui m’avait saisi que par mes réflexions, qui me faisaient pressentir toutes les horreurs de l’avenir.

 

2/   L’air devint étouffant et le ciel se couvrit de nuages ; puis le vent s’éleva peu à peu, et alla si fort en augmentant, qu’en moins d’une demi-heure un ouragan furieux éclata. En quelques instants, la mer, blanche d’écume, déferla sur le rivage avec une telle puissance que de nombreux arbres furent déracinés. Cette tempête, d’une violence incroyable, dura près de trois heures ; ensuite, elle alla en diminuant ; au bout de trois autres heures, le vent s’apaisa et il commença à pleuvoir extrêmement fort.

   Réfléchissant à cette succession de phénomènes, je m’assurai alors que ces vents et cette pluie étaient une suite naturelle du tremblement de terre, et que, par conséquent, celui-ci devait être terminé : je pouvais donc me hasarder à retourner dans ma demeure. Ces pensées réveillèrent mes esprits, et la pluie aidant encore à me persuader, j’allai m’asseoir dans ma tente ; mais je n’y fus pas longtemps sans appréhender qu’elle ne fût renversée par la violence de l’averse. Ainsi, je fus forcé de me retirer dans ma caverne, tout en tremblant de peur qu’elle ne s’écroulât sur ma tête

 

Descriptif

Editions Hachette Idéal-Bibliothèque année 1969, Assez Bon Etat général, couverture rigide, tranche et dos moyennement passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion relié grand format de 14,5x20,5 cm, 192 pages



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