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DELLY – Le repaire des fauves

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Description

Extrait

1/   Celui dont il était question entre la mère et la fille quittait à ce moment Elsdone castle dans l’élégant phaéton dont les chevaux très vifs étaient conduits par lui avec maîtrise. L’équipage ayant franchi la grille monumentale, merveille de ferronnerie ancienne, s’engagea dans l’allée de hêtres séculaires qui précédait la résidence des ducs de Pengdale. Aussitôt après, ce fut la campagne, belle et prospère aux alentours immédiats du château, mais qui changeait bientôt d’aspect dès qu’on se dirigeait vers la mer. Des landes apparaissaient entre les bois que le soleil de juillet, à cette heure baissant vers l’horizon, éclairait de chaudes lueurs. Une rivière, qui traversait d’abord le parc d’Elsdone castle, s’allongeait indolemment entre ses berges rocheuses avant d’aller se perdre plus loin dans l’océan. Elle était profonde, très navigable et permettait à lord Charles Brasleigh les parties de canot dont il se montrait si grand amateur.

   Un oratoire de style ogival, construit en granit bleu, apparu à l’orée d’un bois. Il avait été bâti en expiation d’un crime commis à cet endroit par un Dorgan d’autrefois. Là commençait le domaine de lord Harold Treswyll.

 

2/   Huit jours plus tard, Hulda, accompagnée de sa mère, quittait Elsdone castle pour aller prendre à Londres ses quartiers d’hiver. Le duc et son fils demeuraient encore trois ou quatre semaines dans ce domaine qu’ils aimaient tous deux. Charles ne dissimulait pas une certaine satisfaction de ne plus sentir sur lui le coup d’œil tranquillement dominateur de sa femme. En ce moment d’expansion, il avoua même à son père qu’il regrettait de s’être marié.

   - Je serais bien plus tranquille si je pouvais habiter ici tout l’hiver, au lieu d’aller m’ennuyer à Londres ou sur le continent.

   - Ce n’est pas le mariage qu’il faut regretter, mon cher, mais bien plutôt d’avoir choisi Hulda Storven. Je la croyais sérieuse, dévouée. Or, elle a des goûts mondains qui, en effet, ne peuvent aucunement s’associer aux vôtres. Mais que voulez-vous, la sottise est faite, il ne reste plus qu’à en prendre votre parti. Je vous conseille toutefois de conserver à son égard une certaine indépendance, si vous ne voulez pas être complètement annihilé.

   - C’est bien ce que je fais. Vous le voyez, je la laisse aller de côté, tandis que je vais du mien. Comme cela, chacun sera content.

 

Descriptif                                           

Editions Tallandier année 1957, Assez Bon état général, couverture souple, tranche et dos moyennement marqués et passés avec de petits accrocs sur les reliures, pages moyennement jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 12,2x18,8 cm, 256 pages

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