Flammarion
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DELLY – Une misère dorée

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Description

Extrait

1/   Alexy, fatigué du voyage, dut demeurer couché le lendemain. Calme et résigné à son ordinaire, il regardait sa sœur aller et venir pour mettre de l’ordre dans leur appartement, tandis que le professeur sortait de précieux papiers soigneusement logés dans sa malle.

   Octavia entra, apportant le café au lait. Elle annonça au professeur et à sa fille que la comtesse les recevrait dans une heure.

   - Je viendrai vous chercher, car vous ne pourriez pas vous reconnaître dans tous ces corridors. Avez-vous bien dormi, mademoiselle ?

   - Très bien. Mais ne serait-il pas possible de clore, fût-ce par un papier, cette vitre brisée, qui donne beaucoup d’air ?

   - Une vitre brisée ?... dans votre chambre, mademoiselle ?

   - Non, dans la galerie, à côté.

   Une expression de terreur parut sur la physionomie d’Octavia.

   - Dans la galerie ?... Vous avez été dans la galerie ?...

   Sa voix tremblait.

   - Ai-je commis, sans le savoir, une indiscrétion ? Je voulais me rendre d’où venait ce vent.

 

2/   - Voilà aujourd’hui deux mois que nous sommes ici, Marysia.

   - Deux mois déjà ! dit Marysia en arrêtant son aiguille pour regarder Alexy.

   Oui, c’était bien exact. Ils étaient arrivés un coir de printemps et aujourd’hui le soleil d’été essayait de percer le feuillage touffu des vieux arbres de Runsdorf ; la brise matinale, déjà brûlante, annonçait l’ardente chaleur de juillet.

   Il fallait convenir que le temps avait passé bien vite. Ici, comme à Vienne, Marysia, toujours occupée, ne connaissait pas l’ennui. En dehors de ses leçons et des occupations ménagères, elle avait les études qu’elle poursuivait pour son propre compte, les promenades dans la forêt avec son père et son frère et les relations, devenues très intimes avec les habitants de Nunsthel.

   Les Lienkwicz se rendaient fréquemment chez le garde général, et, de leur côté, Laura et Heinrich venaient souvent à Runsdorf avec Gisèle. Le logis du professeur, complètement indépendant, leur laissait toute liberté à l’égard des Landau.

 

3/   Résumé

   Un vieux manoir autrichien où vit une étrange famille ruinée, celle des comtes de Landau ; des pierres séculaires ; de sombres haines ancestrales ; mais aussi l’honnête famille du professeur Lienkwicz ; le vieil homme probe, l’enfant malade et cette silhouette adorable de fraîcheur et d’intelligence, la radieuse Marysia.

 

Descriptif                                           

Editions Flammarion année 1974, Assez Bon état général, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et passés, intérieur frais, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 12,2x18,8 cm, 254 pages

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