Librairie des Champs-Elysées

EXBRAYAT Charles – Les messieurs de Delft

Réf: pt-lm839
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Description
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Extrait

1/   Dans l’esprit malade de Clemens, Karel Klundert n’était pas le bienfaiteur qui l’avait sorti de la médiocrité pour le placer au premier rang, mais un bourreau prenant un malin plaisir à lui donner de plus en plus de responsabilité pour augmenter du même coup ses inquiétudes. Torturé par son complexe d’infériorité, Clemens ne parvenait pas à se persuader qu’il devait son poste important à ses qualités personnelles. Il était convaincu qu’il se trouvait là par erreur et que fatalement, cette erreur apparaîtrait un jour où l’autre aux yeux de son employeur qui le congédierait en se demandant comment il avait pu s’abuser à ce point sur le compte de son sous-ordre. Les encouragements, la foi de Claudia avaient perdu leur vertu première et revigorante. Claudia, elle aussi – Vlieland s’en convainquait – avait inventé un personnage qui n’existait pas. Elle aussi réaliserait tôt ou tard son erreur et ce serait la ruine de leur ménage. Il lui en voulait de l’avoir hissé en un poste où il endurait une perpétuelle agonie. Ilo accusait son orgueil sacrifiant la tranquillité de son époux à son désir de paraître. Egaré dans ses phantasmes, Clemens perdait tout sens des réalités.

 

2/   Résumé

   Dans Delft – la Tranquille, chacun envie le sort du riche Karel Klundert, un célibataire merveilleusement servi par sa vieille gouvernante Mina.

   Une fois par mois, Karel se réunit à d’autres quinquagénaires, veufs ou vieux garçons, que rassemble une même tendresse pour les plats bien cuisinés et les vins de qualité, amoureusement choisis. Mais une nuit, une voix désespérée va troubler la belle quiétude de ces égoïstes, la voix d’une femme qui appelle au secours Karel Klundert qu’elle affirme être le père de son enfant. Persuadé qu’il s’agit d’une farce, Karel se moque de cette Karin inconnue jusqu’au moment où il apprend qu’une jeune femme, nommée Karin, s’est noyée après lui avoir téléphoné.

   Dès lors, Karel va se battre contre lui-même, contre l’impossible. Il ne connaissait pas Karin et Karin est morte parce qu’il n’avait pas voulu répondre à son appel. Dans Delft, on ne comprend pas, l’opinion se divise : pour ou contre Karel. Mais Albrecht Cornelis, le policier, ne veut pas qu’un homme, pour si riche qu’il soit, puisse tuer impunément, même si ce crime ne tombe pas sous le coup de la loi.

   C’est un drame émouvant parce que profondément humain, dans l’atmosphère paisible de la belle ville hollandaise.

 

Descriptif                                           

Editions Librairie des Champs-Elysées Le Masque 839 année 1964, Assez Bon état général, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11,3x17,8 cm, 256 pages



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