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FIELDING Helen – Le journal de Bridget Jones

Réf: re-jal5418
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Description
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Traduit de l’anglais par Arlette STROUMZA

Titre original « Bridget Jones’s diary »

Extrait

1/   Dimanche 5 février

   Aucune nouvelle de Daniel. Ne peux affronter l’idée d’un long dimanche s’étirant devant moi, seule, alors que le reste du monde est au lit avec quelqu’un, à glousser et à baiser. En plus, dans une semaine, c’est la Saint-Valentin et son cortège d’humiliations. Je n’aurai pas la moindre carte. Envisage un instant de flirter énergiquement avec premier type venu susceptible de m’en envoyer une. Repousse l’idée. Trop immoral. Ne me reste qu’à assumer, pan dans les dents.

   Hmmm. Je sais. Je vais aller revoir les parents. Papa m’inquiète. Et e pourrai me prendre pour un ange miséricordieux, ou une sainte.

   14 :00. On vient de me scier la dernière branche à laquelle je me raccrochais. Avec ce qui me restait de confiance en moi. Papa a bizarrement accueilli ma magnanime proposition de leur rendre une petite visite dominicale.

   - Euh… Je ne sais pas… Ne quitte pas.

   J’ai chancelé. L’arrogance de la jeunesse (enfin, jeunesse, façon de parler…) vient en partie de la certitude que nos parents vont abandonner tous leurs projets et nous accueillir à bras ouverts, au moment même où on leur fait la grâce d’aller les voir. Il est revenu en ligne.

   -Ecoute, Bridget, ta mère et moi, nous avons des problèmes. On peut te rappeler dans la semaine ?

   Des problèmes ? Quels problèmes ? J’ai essayé d’avoir une explication, mais sans succès. Que se passe-t-il ? Le monde entier est-il condamné au drame à perpétuité ? Pauvre papa ! Et moi, vais-je devenir la tragique victime d’un foyer brisé, en prime ?

 

2/   Jeudi 27 avril

   Unité alcool : 0, cigarettes : 0, grattages : 12 (t.t, nul, mais ne me suis pas pesée de la journée ! t.b.).

   Indispensable renoncer aux grattages. Le problème, c’est que je gagne souvent. Les grattages, c’est bien mieux que le loto, surtout depuis que le tirage n’a plus lieu pendant Blind Date (qui ne passe pas en ce moment). Souvent, on n’a pas un seul bon numéro, on se sent impuissant, trahi, il ne reste qu’à chiffonner nerveusement le billet, à le jeter par terre de rage de s’être fait avoir encore une fois.

   Au grattage, au contraire, on participe : avec six cases à découvrir, il faut savoir s’y prendre et on n’a jamais l’impression qu’on n’avait pas la moindre chance. Trois chiffres identiques et je suis bien placée pour savoir qu’on n’est jamais bien loin, on a souvent deux paires par exemple, on peut gagner jusqu’à 50 000 £.

   D’ailleurs, on ne peut pas se priver de tous les plaisirs dans la vie. J’en suis seulement à quatre ou cinq par jour et je ne vais pas tarder à arrêter.

 

Descriptif

Editions J’ai lu 5418 de 2001 ISBN 229030039X, Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 352 pages



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