Hachette

GERBAULT Alain – A la poursuite du soleil

Réf: j-hbvagps
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Description
Avis

Illustrations de Paul DURAND

Préface de J.B. CHARCOT

Journal de bord

Extrait

1/   L’Atlantique était maintenant derrière moi et il ne me restait qu’à traverser le lac de Gatun pour parvenir à l’écluse de Pedro Miguel qui me donnerait accès à l’océan Pacifique.

   Le lac de Gatun est un lac artificiel qui, sur une longueur de dix-neuf milles, a submergé une forêt. Le spectacle est curieux et unique : le chenal passe entre de nombreuses îles et des sommets d’arbres presque entièrement submergés sur lesquels sont perchés des pélicans et des aigrettes.

   La faible puissance de notre canot remorqueur ne nous permettait guère de faire plus de quatre milles à l’heure, et nous étions constamment dépassés par des vapeurs qui marchaient à dix et douze nœuds. Toutes les nationalités se trouvaient représentées. Les vapeurs anglais, américains, japonais, allemands et norvégiens semblaient en majorité. Il y avait même des vapeurs qui portaient le pavillon de l’Etat libre d’Irlande. Le pilote semblait honteux de notre faible vitesse et échangeait de plaisantes réparties avec les pilotes des vapeurs qui nous dépassaient. Après avoir passé la station radiotélégraphique de Darien, nous arrivâmes à la fameuse trouée de la Culebra où de gigantesques dragues travaillaient sans cesse à déblayer le canal des rocs amenés par les fréquents éboulements.

    Vers la fin de l’après-midi, nous étions en vue des écluses de Pedro Miguel (connue localement sous le nom de Peter Mille) et de Miraflores, et le Firecrest passait enfin de l’Atlantique dans le Pacifique, marquant ainsi une étape bien nette dans mon long voyage.

 

2/   Or donc, le 30 juillet, je quittai Puerto Chico, le petit port où j’avais mouillé mes ancres pendant une dizaine de jours. Il ventait frais du sud et la brise favorable me permit cette fois d’éviter facilement le récif Schiavoni et les brisants de la pointe du Lido. A la sortie du port, je mis le cap à l’ouest pour passer au nord du dangereux Nic Gowen, entre les îles Santa-Fé et Santa-Maria. Dans l’après-midi, le vent augmenta d’intensité et la mer se fit forte et, fait curieux à noter, presque sous l’équateur il faisait positivement froid. Il pleuvait aussi très fort, San Cristobal disparut vite de ma vue et je pouvais à peine distinguer Santa-Fé par tribord avant.

   Pendant la nuit le Firecrest se gouverna lui-même, mais avec tant d’îles autour de moi je montais bonne garde et venais constamment que le pont, cherchant à voir à travers la nuit opaque. Le courant de Humboldt m’entrainait en effet vers l’ouest, et su le Firecrest avait modifié sa route, il aurait pu donner sur des récifs. Tout se passa bien ; au petit jour Floreana était déjà derrière moi dans l’est, Isabella était en vue et l’île de la Tortue gisait dans le nord-ouest.

 

Descriptif

Editions Hachette année 1953, Etat général Moyen, couverture rigide, tranche et dos passés et marqués, pages jaunies, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion relié format poche de 12,5x17,2 cm, 192 pages



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