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GUARESCHI Giovanni – Le petit monde de Don Camillo

Réf: re-jal11b
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Description
Avis

Titre original « Monde piccolo Don Camillo »

Traduit de l’italien par Gennie LUCCIONI

Extraits

1/   Don Camillo était de ces gens qui n’ont pas leur langue dans leur poche, et quand il y avait eu cette sale histoire de vieux propriétaires et de filles, don Camillo leur avait dit leur fait. C’était à la messe ; il avait commencé par un bon petit sermon d’ordre très général, puis, brusquement, ayant découvert dans les tout premiers rangs un de ces sans vergogne, il avait vu rouge. Le temps de voiler le Christ du maître-autel pour qu’il n’entende pas et, les deux poings sur les hanches, don Camillo avait entonné un discours à sa façon. Tel était le tonnerre de voix qui sortait de la bouche du géant, et il en dit de si grosses, que la voûte de la petite église trembla.

   Naturellement, venu le moment des élections, don Camillo avait exprimé ses opinions de façon extrêmement claire sur les candidats de gauche et, un beau soir, entre chien et loup, comme il s’en revenait au presbytère, un gros lourd avait débouché de la haie et lui était tombé dessus. Don Camillo, embarrassé de sa bicyclette et d’un paquet de soixante-dix œufs, suspendu au guidon, avait reçu une bastonnade maison ; puis l’homme avait disparu comme englouti par la terre.

   Don Camillo n’avait rien dit à personne ; il était rentré chez lui, avait mis les œufs en sécurité, puis s’était rendu à l’église pour tenir conseil avec Jésus, comme il faisait toujours dans ses moments de perplexité.

   - Que dois-je faire ? avait demandé don Camillo.

   - Badigeonne-toi le dos avec un peu d’huile battue dans de l’eau et tais-toi, avait répondu Jésus du sommet de l’autel. Il faut pardonner à ceux qui nous ont offensés ; c’est la règle.

   - Bien sûr, avait répliqué don Camillo ; mais en l’occurrence, il s’agit de coups et non d’offenses.

 

2/   Extrait du préambule par l’auteur

   Le Petit Monde de don Camillo se cache quelque part dans la vallée du Pô. Il est n’importe lequel des villages enfermés dans cette bande de terre du Nord de l’Italie. Là entre le Pô et les Apennins, le climat est toujours le même ; le paysage non plus ne change pas et chacune des fermes assises dans le maïs ou le chanvre a son histoire.

   Pourquoi ce préambule ? Parce que je voudrais vous faire comprendre que dans ce Petit Monde entre le fleuve et la montagne, il se passe beaucoup de choses qui ne se passent nulle part ailleurs. Là, la respiration éternelle et profonde du fleuve rafraîchit l’air pour les vivants et pour les morts tout à la fois ; et là, même les chiens ont une âme. N’oubliez pas cela et vous pénétrerez aisément le caractère de don Camillo, le curé du village, et de son adversaire communiste Peppone. Vous ne serez pas surpris que le Christ surveille les faits et les gestes de ses gens du haut de la Croix, qu’il leur adresse la parole, qu’un homme cogne sur le crâne d’un autre, sportivement – je veux dire sans haine – et qu’à la fin les deux ennemis se trouvent d’accord sur l’essentiel. 

 

Descriptif

Editions J’ai lu 11 Bis année 1966, Assez Bon état général, couverture souple, tranche et dos moyennement passés et un peu marqués, intérieur jauni, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11,3x16,3 cm, 280 pages



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