Le livre de poche

JAMES P.D. – Une certaine justice

Réf: pt-ldp14862
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Description
Avis

Titre original « A certain justice »

Traduit de l’anglais par Denise MEUNIER

Extrait

1/   En général les assassins ne préviennent pas leurs victimes. Si terrible que puisse être l’ultime seconde de compréhension atterrée de celles-ci, les affres de l’anticipation leur sont miséricordieusement épargnées. Quand dans l’après-midi du mercredi 11 septembre, Venetia Aldridge se leva pour procéder au contre-interrogatoire du principal témoin à charge dans le procès « Regina contre Ashe », il lui restait quatre semaines, quatre heures et cinquante minutes à vivre. Quand après sa mort, ceux qui l’avaient admirée – ey ils étaient nombreux -, comme ceux qui l’avaient aimée – et ils l’étaient beaucoup moins – cherchèrent une réaction plus personnelle que les qualificatifs standard d’horreur et d’indignation, ils se retrouvèrent en train de marmonner que Venetia avait été contente de voir son dernier procès criminel jugé à l’Old Bailey, théâtre de ses plus grands triomphes, et dans sa salle d’audience favorite.

   Mais une certaine part de vérité était contenue dans cette platitude.

 

2/   Il se retourna : »Je ne dis pas cela. Je me demandais seulement quelles étaient vos priorités. Si vous êtes au pied du mur, qu’est-ce qui compte vraiment pour vous ? Octavia ou votre carrière ?

   - Je n’ai l’intention de sacrifier ni l’une ni l’autre. Mais j’ai bien l’intention de me débarrasser d’Ashe. »

   De nouveau un silence, puis elle reprit : »Vous me dites que vous ne voulez pas m’aider.

   - Désolé, je ne peux pas être impliqué.

   - Vous ne pouvez pas, ou vous ne voulez pas ?

   - Les deux, Venetia. »

   Elle prit son manteau : »Eh bien, vous avez au moins eu le cran d’être honnête. Ne vous dérangez pas. Je sortirai bien toute seule. »

   Mais tandis qu’il la suivait jusqu’à la porte, il lui demanda : »Comment êtes-vous venue ? Est-ce que je peux vous appeler un taxi ?

   - Non, merci. Je traverserai le pont et j’en prendrai un là-bas. »

   Il descendit avec elle dans l’ascenseur, puis resta un moment à la regarder tandis qu’elle longeait le quai dans les reflets des réverbères. Elle ne se retourna pas. Son pas était comme toujours vigoureux, assuré. Et puis, tandis qu’il regardait, il lui sembla qu’elle hésitait. Son corps s’affaissa et il se rendit compte, avec le premier élan de pitié sincère qu’il avait éprouvé depuis son arrivée, qu’il regardait le pas d’une vieille femme.

 

3/   Résumé

   Qui a poignardé la brillante avocate Venetia Aldridge, avant de la coiffer d’une perruque de juge souillée de sang ?

   Les suspects ne manquent pas, et le commandant Dalgliesh, secondé par la fidèle Kate, qui fait désormais équipe avec le beau et cynique Piers, les considèrent tour à tour. Il y a Garry Ashe, ce coupable de meurtre que Venetia a fait acquitter, mais dont elle ne voulait à aucun prix pour gendre. Il y a son collègue Laud, qu’elle menaçait de supplanter à la direction des Chambers. Et puis encore l’ambitieux Simon Costello, son confrère, dont elle voulait dénoncer une tractation louche, de nature à briser sa carrière…

   Mais au-delà d’une intrigue magistralement conduite, l’auteur d’Un certain goût pour la mort et de Par action et pas omission nous donne, dans ce quinzième roman, une impeccable analyse satirique des mécanismes de la justice, de ses limites et de ses ambivalences.

 

Descriptif

Editions Le Livre de poche 14862 année 2000 ISBN 2253148628, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos moyennement passés et marqués, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 510 pages



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