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LAIDLAW Marc - Gadget

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La troisième force

Titre original « The third Force : A novel of gadget »

Traduit de l’américain par Isabelle ST.MARTIN

Extrait

1/   Dans le cauchemar de Denissov, l’infini se réduit aux dimensions d’une gare.  

   Sous ses pieds, l’ancien carrelage verdâtre s’est paré de motifs compliqués, noirs comme l’onyx, formés au hasard du temps par l’usure. Aussi loin que porte son regard, se dressent dans tous les sens de gigantesques poutrelles de fer soutenant une voûte peut-être bien céleste. Une seule et unique paire de rails vient couper le terminus illimité, double entaille d’argent qui passe juste à ses pieds.

   Le train approche dans un rugissement de lampe à acétylène, sans cliquetis de pistons nu chuintements de roues métalliques sur les rails d’acier ; juste cette vibration qui se transmet à tous les os de son corps.

   Le fanal de la locomotive carénée éclaire les pylônes d’une lumière vert mordoré cerclée d’un halo orange et bleu, faisant rougeoyer les rails des mêmes couleurs électriques. Cette éblouissante vision force Denissov à cligner des yeux et il se détourne vite du phare pour ne plus découvrir, derrière, qu’un vide informe, un trou noir qui engloutit toute lumière, toute chaleur, toute pensée.

   Ce n’est jamais qu’un symbole de ma prison.

   Cette considération lucide et rationnelle fait éclater le cauchemar comme une bulle de savon et il s’éveille dans la véritable obscurité dont ce rêve n’était que l’ombre.

 

2/   Gondarev paraît assez nerveux en lui tendant les feuillets manuscrits, comme s’il craignait d’être tenu pour personnellement responsable de l’insuffisance de ces comptes rendus. Pourtant, cette maigre récolte n’étonne qu’à moitié Slowslop ; elle tend à prouver l’incroyable fragilité de l’esprit humain et son extrême dépendance d’une frêle constitution physique ; à tel point qu’il n’est pas question de séparer l’un de l’autre sans risquer de provoquer des dommages irréversibles sur chacun.

   Le premier groupe de prisonniers en a été la preuve vivante… pour autant qu’on peut qualifier de vivants ces pauvres hères à l’esprit dérangé ; ils ne produisent désormais que des poids morts pour l’Empire et, piètre consolation, n’offrent guère plus d’intérêt pour la résistance… La Troisième Force, comme s’est pompeusement surnommée ce mouvement clandestin. En fait, il ne représente rien ou si peu, et ne saurait en aucun cas se comparer aux deux puissances qui s’affrontent en combat singulier, l’Empire et la République. Il n’y a pas de Troisième Force… au mieux une quatre-vingtième Force, parfaitement négligeable. La vraie Troisième Force, dont la trace apparaît dans toute alternance de révolution et de contre-révolution, dans chaque signe de progrès ou de décadence, n’est pas aussi simpliste. En fait, on devrait l’appeler la Première Force. Toutes les autres en découlent. Le conflit historique entre l’Empire et la République, si important qu’il puisse paraître à ses protagonistes, n’est guère qu’un feu de broussaille provoqué par des braises retombées d’une immense et lointaine conflagration.

 

 3/   Résumé

   3 septembre, an 8 de l’Empire, 21h37. L’Alphatrain d’Eléna Haussmann entre en gare.

   A cette heure, elle pensait se perdre dans la foule compacte des voyageurs. Elle se retrouve sur un quai désert. Ses pas résonnent dans le hall immense de Grand Central, la panique la gagne. Pourquoi Denissov lui a-t-il donné rendez-vous ici ?

   Denissov, chef de la Troisième Force, le réseau de résistance. Eléna n’est que messagère mais elle est prête à tous les sacrifices tant sa haine est vivace : elle donnerait sa vie pour que cesse la terreur, pour que cesse le règne d’Orlovsky, empereur sénile et tout-puissant…

   Portrait effrayant d’une société qui pourrait être la nôtre, univers fascinant et glacé, où le cerveau des hommes est manipulé, annihilé, où passé et avenir se télescopent… Apothéose, Apocalypse : le deux mots sont proches et la frontière ténue…

 

Descriptif

Editions J’ai lu SF 4592 année 1997 ISBN 2290045926, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos moyennement passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 320 pages



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