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LEON Donna – Pêchés mortels

Réf: pt-pp859
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Description
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Traduit de l’américain par William Olivier DESMOND

Titre original  « The death of faith » Donna Leon, 1997

Extrait

1/   Quelques années auparavant, il aurait trouvé difficile, voire impossible, que les gens pussent faire certaines choses. Il avait cru, ou peut-être s’était-il efforcé de croire, qu’il y avait des limites aux vices humains. Peu à peu, à force d’être confronté à des exemples de crimes toujours plus horribles, à force de voir jusqu’où pouvaient aller certains pour assouvir leurs diverses passions malsaines – la cupidité étant la plus commune, mais pas forcément celle qui faisait faire les pires choses -, cette marée avait fini par dissiper l’illusion, au point qu’il arrivait parfois à se sentir comme ce roi irlandais légèrement timbré (celui dont il n’arrivait jamais à prononcer correctement le nom) qui, rendu fou de rage par le défi que lui lançaient les flots montants, battait l’océan de son épée.

   Il n’éprouvait donc aucune surprise à l’idée que l’on pût tuer des personnes âgées pour s’emparer de leurs biens ; ce qui l’étonnait davantage était plutôt le problème technique car on voyait bien, au premier coup d’œil, que le risque d’erreur et d’être découvert était grand.

   Il avait aussi appris, durant toutes ces années où il avait exercé la profession de policier, que la piste la plus importante à remonter était celle laissée par l’argent. L’endroit d’où elle partait ne posait en général aucun problème : la personne à qui on avait subtilisé l’argent, par la force ou par la ruse. Celui où elle aboutissait, en revanche, était beaucoup plus difficile à trouver ; or il s’agissait d’un point vital, puisque c’était en le découvrant qu’on connaitrait la personne qui avait employé la ruse ou la force. Cui bono ? Telle était la question.

 

2/   Une fois dehors, Brunetti se tourna vers Vianello et lui lança : »Puis-je avoir l’audace de te demander d’où t’es venu ce brusque accès de piété, sergent ? » Il accompagna la question d’un regard mécontent, mais l’interpellé se contenta de sourire. « Eh, bien ?

   - Je n’ai plus autant de patience qu’avant, monsieur. Et elle allait tellement loin que j’ai pensé qu’elle ne se rendrait pas compte de ce que je faisais.

   - Quelque chose me dit que, sur ce point tu as réussi ton coup. C’était un numéro sensationnel – « Notre salut éternel est ne jeu », répéta Brunetti, ne cherchant pas a cacher son écœurement. J’espère qu’elle t’a cru, en effet, parce que ça sonnait aussi faux à mes oreilles que si c’était le diable en personne qui avait parlé.

   - Oh, mais elle m’a cru, monsieur, elle m’a cru, affirma Vianello en prenant la direction de la rue et du pont de l’Académie.

   - Comment peux-tu en être si sûr ?

   - Les hypocrites n’imaginent jamais que les autres puissent être aussi fourbes qu’ils le sont eux-mêmes.

   - Qu’est-ce qui prouve qu’elle est hypocrite ?

   - Vous n’avez pas vu sa tête lorsque vous avez laissé entendre que son père, son saint homme de père, aurait pu dissiper une partie du butin ? »

   Brunetti acquiesça.

   « Eh bien ? reprit Vianello.

   - Eh bien quoi ?

   - Je pense que ça suffit pour comprendre ce que signifiaient ces simagrées religieuses, en réalité.

 

3/   Résumé

   Premiers jours du printemps à Venise. La vie s’écoule trop calmement, et le commissaire Brunetti trouve le temps long à la questure. Jusqu’au moment où entre dans son bureau Suor’Ammacolata, aujourd’hui défroquée et redevenue Maria Testa. Elle vient demander l’aide de la police parce qu’un certain nombre de morts suspectes sont survenues dans l’Institution où elle travaillait. Est-ce un effet de son imagination débordante ou se passe-t-il réellement des choses effrayantes autour de ces personnes âgées qui lèguent leur fortune à diverses congrégations religieuses ?

   Brunetti va enquêter et découvrir qu’une institution toute puissante tire les ficelles avec l’aide de certains prêtres fanatiques. Difficile de se battre contre une société secrète, même lorsqu’on décide de se servir des armes de l’adversaire.

 

Descriptif

Editions Points P859 année 2001 ISBN 2020476940, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu marqués et passés, pages moyennement jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11x18 cm, 288 pages



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