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LEON Donna – Requiem pour une cité de verre

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Description
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Traduit de l’américain par William Olivier DESMOND

Titre original  « Through a glass darkly » Donna Leon, 2006

Extrait

1/   Brunetti vit une des vedettes de la police s’approcher du quai au moment où ils quittaient la questure. Le nouveau pilote, Foa, se tenait à la barre ; souriant, il adressa un signe de la main aux deux hommes avant d’approcher.

   « Où allez-vous ? demanda-t-il, ajoutant aussitôt « monsieur », pour préciser à qui il s’adressait.

   - Piazzale Roma », répondit Brunetti. Il avait appelé le poste de police de la gare et demandé qu’on mette une voiture à sa disposition. N’ayant pas vu de vedette à quai depuis sa fenêtre, il avait pensé que lui et Vianello prendraient le vaporetto.

   Foa consulta sa montre. « Je suis libre jusqu’à onze heures. J’ai tout le temps de vous y conduire et de revenir… Allez, Lorenzo, ajouta-t-il à l’adresse de l’inspecteur, le temps est splendide, aujourd’hui. »

   Il n’en fallait pas davantage pour attirer les deux policiers à bord, où ils restèrent sur le pont en compagnie de Foa tandis que celui-ci les entraînait sur le Grand Canal. A la hauteur du Rialto, Brunetti se tourna vers Vianello. « Premier jour de printemps et on fait une fois de plus l’école buissonnière. »

   Vianello se mit à rire, non pas tant à cause de la remarque de son supérieur que de la sensation que lui donnait cette journée parfaite, les rayons obliques de la lumière dansant sur l’eau devant eux, la joie de retrouver un ancien et délicieux plaisir.

   Lorsque le bateau se glissa dans l’un des emplacements de taxi de la Piazzale Roma, les deux hommes remercièrent le pilote et débarquèrent. Une voiture, moteur tournant au ralenti, les attendait de l’autre côté de l’immeuble de l’ACTV, l’organisme qui gère les transports à Venise. Dès qu’ils furent montés, le conducteur démarra et se glissa dans la circulation pour gagner la route qui, par la digue, relie la ville au continent.

 

2/   Une journée passa, puis une autre. Brunetti n’entendit pas parler d’Assunta De Cal et n’y pensa guère, pas plus qu’à Murano et aux menaces proférées par un vieil ivrogne. C’étaient plutôt des jeunes qui l’occupaient, des hommes même très jeunes, puisqu’ils étaient encore légalement des enfants : les forces de l’ordre ne cessaient de les arrêter et de traiter leurs cas ; une fois identifiés, ils étaient récupérés par leurs parents ou leurs responsables. Mais comme il s’agissait de Roms, bien peu avaient des papiers pour le prouver.

   Puis arriva le choc d’un article paru dans un hebdomadaire du week-end. Il expliquait le sort réservé à de tout jeunes garçons dans plusieurs villes d’Amérique du Sud, fréquemment exécutés par des escouades de policiers en dehors de leur service. « Nous n’en sommes pas encore là », murmura Brunetti pour lui-même en terminant l’article. Il y avait de nombreux traits que, en tant que policier, Brunetti abhorrait chez ses concitoyens : la facilité avec laquelle ils toléraient crimes et délits ; leur manque de confiance en la justice ; la mollesse de leurs réactions devant les déficiences du système légal. Mais au moins, nous n’abattons pas des gamins dans la rue parce qu’ils ont piqué des oranges, se dit-il, pas très convaincu qu’il y ait là motif à s’enorgueillir.

 

3/   Résumé

   Tassini, veilleur de nuit dans une verrerie est obsédé par les déchets toxiques que les entreprises locales rejettent dans les eaux de Venise. Une pollution qui serait responsable, selon lui, du handicap de sa petite fille. Un matin, Tassini est retrouvé mort devant l’un des fours de l’usine maudite. La thèse de l’accident ne satisfait pourtant pas le commissaire Brunetti.

   « Donna Leon est une star. Partout où ses romans paraissent, elle fait un malheur. » Le Point.



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