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LOEVENBRUCK Henri – Le rasoir d’Ockham

Réf: pt-jal8832
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Description
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Extrait

1/   Allongé sur son lit, Ari revoyait l’image du corps de Paul, ligoté sur sa table de cuisine. Après tout, c’était l’achèvement idéal d’une soirée comme celle-là : déprimer seul dans une chambre qui sentait le moisi et cuver les quelques mauvais whiskys de trop qu’il avait avalés dans un troquet de seconde zone.

   Il éprouva alors un sentiment violent de solitude. La mort de Paul le laissait seul face à son père. Il héritait soudain d’une responsabilité qu’il avait jusque-là partagée avec le vieil architecte et il se demandait s’il serait capable de faire front. Etrangement, Ari, s’était depuis longtemps préparé au décès de son père, mais pas à celui de Paul.

   L’isolement qu’il subissait dans cette chambre ne lui paraissait qu’une allégorie de ce que sa vie, bientôt, allait devenir. Quatre murs enfermant un silence profond. Aucun partage, aucune béquille, plus personne sur qui s’appuyer, apprendre à vivre seul.

   Apprendre à vivre seul.

   Après tout, était-on jamais autre chose que livré à soi-même ? La vie ne nous menait-elle pas, irrémédiablement, vers une expérience qui ne se partage pas ?

   A 2 heures du matin, tandis que le sommeil et les effets de l’alcool commençaient enfin à atténuer son angoisse, Ari se leva pour fermer les volets. Il vit alors une voiture démarrer en bas de l’hôtel. Une vielle et longue berline américaine marron. Et il ne put s’empêcher de se dire qu’il avait déjà vu cette voiture.

 

2/   Quand Ari entra dans le studio de Lola, il comprit aussitôt que ses pires craintes étaient fondées.

   L’appartement était sens dessus dessous. Meubles renversés, objets jetés à même le sol, éclats de verre, traces de lutte.

   Ses tempes se mirent à battre et le monde sembla tournoyer autour de lui. Il avança, chancelant, le long du mur. Arrivé à l’entrée du salon, il se laissa glisser par terre, abasourdi. Sa jambe, tendue droit devant lui, le lançait encore atrocement. Il ferma les yeux, envahi par la colère et la douleur. Puis il releva la tête pour regarder encore le studio de Lola, comme s’il ne pouvait s’y résoudre. Peut-être avait-il rêvé…

   Au milieu de la pièce, sur le tapis beige étendu aux pieds du clic-clac, il découvrit avec horreur trois petites taches de sang.

 

3/   Résumé

   Ari Mackenzie, analyste atypique et controversé des Renseignements généraux, est confronté à la plus extraordinaire et la plus violente affaire de sa carrière.

   Dans l’ombre, un groupe occulte est prêt à tout pour découvrir le secret de pages manquantes du célèbre carnet de Villard du XIIIe siècle.

   Ari saura-t-il arrêter ces fanatiques sans scrupules avant qu’ils ne mettent en place leur sinistre dessein ?

   « Henri Loevenbruck revient à son genre de prédilection, dont il se murmure aujourd’hui qu’il fut pionnier sous nos latitudes : le thriller ésotérique. »

    Le Magazine des Livres

 

Descriptif

Editions J’ai lu 8832 année 2019 ISBN 9782290011959, Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x17,8 cm, 544 pages



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