Librairie des Champs-Elysées

MOORE KNIGHT Kathleen – Le clan Robineau

Réf: pt-lm544
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Description
Avis

Titre original « The Robineau look »

Traduit de l’anglais par Perrine VERNAY

Extraits

1/   Une faible lumière jaune éclairait la porte de la petite gare construite en bois. Debout à côté de ma valse, je regardai le morne enchevêtrement des maisons de briques de l’autre côté de la rue.

   Les lumières du train s’éteignirent, le mécanicien et le chauffeur descendirent de la machine et s’éloignèrent dans des directions opposées. Le conducteur s’arrêta près de moi.

   - On doit venir vous chercher, je pense, Miss ?

   - Mais oui… du moins je l’espère.

   - Ils arriveront bientôt. Mais si vous vous manquiez, il y a un bon hôtel à gauche de l’autre côté de la rue, un hôtel très convenable. Bonsoir.

   Il me sourit aimablement et partit.

   Cinq minutes plus tard, une auto s’arrêta au bout du quai et un jeune homme s’avança vers moi.

   - Miss Robineau ?

   Je poussai un soupir de soulagement.

   - Oui. Je suis Cynthia Robineau, je commençais à m’inquiéter. Vous devez être mon cousin Earle ?

   Il inclina la tête et saisit ma valise.

   - Désolé d’être en retard, un des bateaux a été retenu.

   Il ouvrit la portière et je montai en auto.

   - Des bateaux ?

   - Oui, pour les huîtres. Nous les achetons, les emballons et les expédions par mer. Il faut attendre que les bateaux arrivent.

   - Oh ! Je comprends. C’est un commerce tout nouveau pour moi, cela m’intéressera de voir comment il se traite.

 

2/   A l’exception de tante Lucy, je crois que personne n’avait remarqué l’absence d’Eustace pendant que nous sirotions notre xérès au salon. Je l’entendis bien murmurer en passant près de moi : « Je me demande ce qui peut le retenir ? » Mais c’est au moment où, le dîner annoncé, nous allions passer à table que les autres s’avisèrent qu’il n’était pas arrivé.

   -Urbain, nous ne devrions pas commencer sans Eustace, dit-elle en voyant le juge se lever pour se diriger vers la salle à manger. Cinq minutes de plus ne sont pas une affaire.

   - Eustace ? Tu veux dire qu’il n’est pas encore là ? Il connaissait pourtant l’heure du dîner ?

   - Il avait énormément de choses à surveiller. Brice l’a chargé de tout le nettoyage… Je trouve que c’est bien inconsidéré de ta part, Brice.

   - Qu’est-ce que j’ai encore fait, tante Lucy ?

   - Tu es parti majestueusement comme un grand seigneur en laissant au pauvre Eustace le soin de faire enlever tout ce gâchis. Tu le sais complaisant, mais ce n’est pas une raison pour abuser de lui.

   - Brice ricana.

   - Mais, bon Dieu ! Il avait une douzaine d’hommes pour faire la besogne, il n’avait qu’à les surveiller et cela ne devait prendre qu’une heure au grand maximum.

   - Alors, où est-il ? Il m’a promis de venir directement ici dès qu’il aurait terminé.

   - Comment le saurais-je ? La seule chose dont je sois certain c’est qu’il n’est pas au cimetière d’Avallon en train de ramasser des bouteilles de Coca-cola dans la nuit noire.

   Tante Belmina eut la malencontreuse inspiration de choisir le moment pour demander :

   - Et où est Arlène ? N’est-elle pas venue ?

 

Descriptif

Editions Librairie des Champs-Elysées Le masque 544 année 1956, Assez Bon état général, La tranche se décolle un peu, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur un peu passé, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,7x17,7 cm, 256 pages



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