MUCHART Arlette – Le vétérinaire apprivoisé

Réf: j-fcp195
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Description
Avis

Illustrations de Solvej CREVELIER

Extrait

1/   Les jours passaient et plus je devenais fort et joyeux, plus ma mère perdait son air majestueux et ses poils bleus. Elle, une persane de salon, ne pouvait s’accoutumer à cette pauvre vie de chatte de décharge pleine de bagarres et d’odeurs nauséabondes. Chaque jour elle, elle errait des heures entières au milieu des immondices, à la recherche d’un petit coin propret pour faire décemment son pipi de persane. Puis elle étalait les longs poils bleus qui lui restaient sur un vieux pneu pour profiter un peu du soleil, mais au bout de quelques minutes elle renonçait aussi au soleil, ne pouvant supporter davantage les allées et venues des chiens galeux qui fouinaient dans la décharge en compagnie d’humains tout aussi galeux, recouverts de vêtements en loques. Ma mère dépérissait.

 

2/   Le vétérinaire accueillit Martine et sa petite smala avec des sourires enchanteurs qui laissaient penser qu’à ses yeux, cette charmante dame était le sosie de Jane, la tendre et fidèle compagne de Tarzan, toujours prête à suivre son héros d’une aventure à l’autre. Quoi qu’il en soit, il dut quand même détourner son regard et se pencher sur nous, les chats.

   J’appris avec plaisir que le petit chat rose n’était en fait qu’un roux déguisé et qu’en grandissant il deviendrait parfaitement roux : bien fait ! Moi, par contre, j’étais incontestablement bleu, certainement persan, je n’avais qu’un défaut : mes yeux bleus (il était jaloux, ce Tarzan-là !), les persans bleus ayant les yeux orange. Nous avions, le rouquin et moi, environ deux mois.

 

3/   Résumé

   Je me présente : Marcel, persan bleu, chat, quoi ! Seul au monde dès ma plus tendre enfance, je fus recueilli par une mignonne petite humaine, Emilie, qui n’avait pas de papa, mais seulement une maman, et c’était bien suffisant.

   Las ! un jour un grand vétérinaire, ressemblant paraît-il à Tarzan, tenta de devenir son papa, et c’en fut fait de notre tranquillité.

   Car comment accepter à la maison un vétérinaire sérieux comme un pingouin avec la tête pleine de principes sur l’éducation des chats ? Bien sûr il avait un gamin charmant et une bonne grosse chienne, mais tout de même !

   Nous avons lutté habilement, ma petite humaine et moi, dans le rire et les larmes, et je peux dire maintenant que nous sommes satisfaits…

 

Descriptif

Editions Flammarion castor poche 195 année 1989 ISBN 2081619245, Assez Bon Etat général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur assez frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,8 cm, 224 pages



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