Gallimard

MURPHY Robert – L’étang sauvage

Réf: j-g1000s66
4,00 € TTC
 En stock
Ajouter au panier
Description
Avis

Titre original « The pond » Robert MURPHY, 1964.

Traduit de l’anglais par A. PORM

Extrait

1/   Ils prirent le poisson avec l’épuisette, le déposèrent dans le bac près de l’appontement, accrochèrent la chaine du bateau à son clou et remontèrent la colline. Le crépuscule était tombé et ils avaient faim. Tous deux pensaient à nouveau à Monsieur Ben, mais aucun n’en fit mention. Leur après-midi avait été bon ; ils anticipaient la chaleur de maison et de la nourriture et la personnalité du vieil homme ne leur paraissait plus, somme toute, si douteuse.

   Quand ils parvinrent dans la clairière puis au sommet de la colline, la fumée d’un feu de bois montait en l’air, et ils virent de la lumière dans la cuisine. Arrivés devant le porche, ils serrèrent les rangs, grimpèrent les marches et entrèrent. Il faisait chaud dans la cuisine. Un feu de bois ronflait dans le poêle, une lampe à pétrole brûlait sur la table. Monsieur Ben était en train de jeter une brassée de bois dans le coffre. Il les entendit entrer, se redressa, et se tourna vers eux. C’était un homme d’une bonne soixantaine d’années, mince, de taille moyenne, légèrement déformées par « son rhumatisme » : l’hiver, il piégeait les rats musqués, ce qui maintenait les mains dans l’eau glacée une bonne partie du temps, mais son visage était bon, amical et encore très mobile. Il portait une barbe d’au moins trois jours que la lumière de la lampe parait d’un chatoiement argenté.

 

2/   Le lendemain, Monsieur Ben les réveilla de bonne heure, comme ils le lui avaient demandé, et ils émergèrent du sommeil à regret. La pièce était dans une semi-obscurité et le monde extérieur semblait gris et unidimensionnel, encore enfoui sous les ombres de la nuit. « On dirait qu’il va pleuvoir, dit Monsieur Ben. Vous feriez mieux d’aller pêcher maintenant et de revenir prendre votre petit déjeuner ensuite. Peut-être que vous feriez mieux de vous mettre en route juste après. S’il y a trop d’eau sur la route, vous aurez des ennuis.

   - Oui, Monsieur Ben. »

   Ils se levèrent, s’habillèrent en silence dans le living-room, prirent leur attirail et descendirent vers l’appontement. Les premiers ais de lumière apparaissaient dans le ciel, colorant les nuages. Les garçons, à demi éveillés, se sentaient éloignés du monde, comme s’ils rêvaient encore. Quoique le temps se fût un peu réchauffé pendant la nuit, de légères écharpes de brume montaient de l’eau, s’épaississaient, et traînaient languissamment au-dessus de l’étang, donnant aux environs un air aérien et presque fantastique. Aucun des deux ne parlait. Bud prit la pagaie et s’installa à l’arrière du bateau.

 

3/   Résumé

   Joey a décidé de partir seul, sans parents ni amis, passer quelques jours dans la maison familiale située au bord de l’étang, au cœur de la Virginie. Plein d’enthousiasme, il occupe ses premières journées à chasser écureuils et opossums, fier de rapporter les bêtes qu’il a tuées. Mais peu à peu, grâce à la sagesse et à la bonté de M. Ben, le vieux gardien du domaine, Joey va délaisser son fusil pour découvrir la nature et le monde sauvage qui l’habite. Il va apprendre à connaître les hommes qui vivent dans la région et, troublé par l’attachement d’u raton laveur apprivoisé, il oubliera peu à peu sa passion de la chasse.

  

Descriptif

Editions Gallimard 1 000 Soleils 66 année 1989 ISBN 2070502007, Bon Etat général, couverture rigide, tranche et dos légèrement passés et marqués, intérieur frais, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion relié grand format de 12,8x21,2 cm, 256 pages



Aucun avis n'a encore été laissé sur ce produit, soyez le premier à laisser votre avis.
Produits pouvant vous intéresser