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MYRER Anton – Les derniers jours de l’été Tome 1

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Traduit de l’américain par Michel FERRY-COHEN et Simone HILLING

Titre original  « The last convertible » Anton Myrer, 1978

Extrait

1/   Sans crier gare, le soleil sortit de la mer comme une énorme topaze, déversant de l’or dans notre direction, en une rivière chatoyante.

   - Fais un vœu ! s’écria Chris.

   - On ne fait pas un vœu au lever du soleil, idiote ! dit Ann. C’est lorsqu’on voit la première étoile, mais pas le soleil…

   - Très peu pour moi ! Je fais un vœu au premier rayon de soleil.

   - Il n’y aura plus d’autre nuit comme celle-ci, déclara Russ. (Son regard sondait chacun d’entre nous.) Nous sommes à l’apogée. Est-ce que vous vous en rendez compte ? Désormais, ce sera toujours la chute.

   - Cas typique de « nostalgiephilie », fit observer Terry, en passant. Les malheurs d’aujourd’hui sont le bon vieux temps de demain !

   - Faisons un pacte, poursuivit Russ. Nous nous retrouverons tous ici… dans dix ans, jour pour jour. Ici même. Qu’est-ce que vous en pensez. Prêtez serment.

   - Dix ans, dit Jean-Jean en secouant la tête. Dans dix ans, mon vieux…

   - C’est faisable. Tout ce qu’il faut, c’est une volonté inébranlable et un désir plus fort que tout.

   - Et un peu de chance, ajoutai-je.

   - OK, un peu de chance aussi ! (Il agita au-dessus de sa tête le petit cylindre de bois aux couleurs vives.) Et maintenant, prêtons serment sur le totem de Norumbega !

   Nous fîmes tous le serment.

   Nous regagnâmes en désordre nos voitures, nous nous rhabillâmes et fîmes nos adieux. Et pourtant, nous restions là, adossés aux pare-chocs, à fumer et à discuter, pris d’une gaieté insouciante qui ne voulait pas nous quitter. Mais finalement, tous les autres partirent. Dans le matin clair et frais, seuls Russ, Chris et moi continuions à nous regarder en silence !

   - On s’est bien amusé ! dit Chris tout bas. (Elle prit Russ par la taille et lui jeta un regard heureux.) Quelle merveilleuse nuit !

   Cette petite phrase était exactement ce qu’il fallait dire. Elle résumait tout.

   Je me frottai les cheveux avec une serviette. Le soleil me chauffait déjà les épaules. Je devinai qu’il allait faire une chaleur torride. Subitement, et pour la première fois depuis quelques heures, je pensai à Nancy. Elle ne m’avait pas du tout manqué. Je me sentais coupable de ne pas m’être senti coupable.

   - Je n’ai pas fait mon vœu, dit Russ sur un ton lugubre.

   - Tu as déjà tout gagné, lui dis-je en me retournant. Alors, qu’est-ce que c’était ton vœu au lever du soleil ?

   - Que tout cela ne cesse jamais.

   Il éclata de rire et monta dans la Buick de son père.

 

2/   Résumé

   Sur le campus de Harvard, en ce radieux été 1940, l’Europe en guerre semble bien loin.

   Ils sont cinq étudiants qui croient à l’amitié, à l’amour, à la réussite : Terry l’Irlandais, Russ le poète, Dal le gagneur, George le boursier pauvre.

   Et Jean Rigord des Barres, le Français qui, sous sa désinvolture aristocratique, dissimule son désespoir de la défaite de 40.

   Ils travaillent, ils flirtent, ils dansent sur les airs de Glenn Miller et de Benny Goodman dans une Amérique qui savoure ses derniers mois de paix et de bonheur.

   Tous ils sont amoureux de l’Impératrice, une merveilleuse Packard 8, décapotable, compagne de leurs folles randonnées, et secrètement de Chris, la fille la plus attirante de l’université.

   Jusqu’au jour où les Japonais attaquent Pearl Harbor…

 

Descriptif

Editions J’ai lu 1073 année 1980 ISBN 2277210730, Etat général Moyen, couverture souple, tranche et dos moyennement marqués et passés, pages jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion broché format poche de 11,2x16,7 cm, 352 pages



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