Presses de la cité

POWERS Art et MISENHEIMER Mike – Le parcours du combattant

Réf: pt-pcp35
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Description
Avis

Titre original « The man who wouldn’t stay framed »

Traduit de l’américain par Joseph KERMOVAN

Extraits

1/   Je me déshabillai et m’enfonçai avec délices dans les draps frais. Ma cigarette formait un point rouge dans l’obscurité de la pièce. Je souris en écoutant les allées et venues de Susan dans la chambre voisine. Quelle avait été sa réflexion ? Ah oui : « Cette façon dont tu l’as tué, oh Dieu ! » Croyait-elle vraiment qu’il existait une méthode simple ou facile de tuer quelqu’un ?

   Si elle restait bouleversée après sept ans, que devait-il en être des officiers de police de Steubenville, anciens collègues du flic mort ? Oh cela ne me dérangeait pas beaucoup, mais quelqu’un me devait une explication pour les deux milles cent cinquante-cinq jours que j’avais passés au pénitencier de l’Ohio. Tant que je n’aurais pas obtenu les réponses satisfaisantes à ce sujet on ne me verrait pas monter dans le car pour quitter la ville.

   J’écrasai ma cigarette, je sautai du lit et m’approchait de la fenêtre. Sur les rives de l’Ohio, les lumières de Steubenville se fondaient en lueurs jaunâtres dans l’eau du fleuve et dans la nuit. La clé de mon énigme s’y trouvait, quelque part là-bas, je saurais la repérer. Déjà l’impatience m’avait quittée et ma colère refoulée s’était changée en quelque chose de froid, de lointain, que j’acceptais comme inévitable, que je commençais même à aimer. Pour découvrir ce que je voulais découvrir, j’aurais peut-être à feindre la colère mais ce que j’éprouvais au fond de moi allait au-delà de la colère. Loi au-delà.

 

2/   Sam m’attendait. Pour m’aider. Ou pour me contraindre à un plus long voyage encore. Mon dernier voyage, peut-être, qui sait ?...

   Sa voiture de police était garée à droite de l’unique porte d’entrée, qu’éclairait un globe envahi d’insectes. Il était au volant, seul apparemment dans le parking ou presque toutes les places étaient occupées. Restait un emplacement libre, près de la voiture de Sam. J’y engageai la Buick de Susan.

   Il me fit signe de monter près de lui. Sur le siège était posé un carton de six bières. Sam ouvrit deux boîtes sans mot dire, m’en offrit une et, calé dans son coin, se tourna vers moi. Si c’était une mise en scène, tant pis : ne pas y penser et ouvrir toutes grandes mes oreilles. Mais Sam buvait sa bière. Il ne parlerait pas avant d’avoir fini. Je patientai.

   - Je ne sais pas trop si vous avez dit la vérité à savoir qui vous avez vu à Talbot Drive ce soir-là, dit-il enfin.

   - Si vous le pensiez vraiment, vous ne m’auriez pas fait venir.

   - C’est possible, en effet. Il se trouve que nous avons des ennemis communs, et je compte un peu sur une assistance réciproque.

   - Je vous écoute. On verra le reste après.

   Il soupira, comme résigné à se mouiller.

   - Commençons par ce qui était inscrit sur le cahier des appels téléphoniques la nuit où vous avez tué Hoskins. J’y jetais toujours un coup d’œil avant de quitter le boulot. Mais ce jour-là, il n’y avait aucune mention du chauffard poursuivi par Hoskins. Deux nuits plus tard, elle y était. Deux soirs après la mort de Hoskins. Je me suis dit que Jamison avait récrit sa page, ajoutant un appel de Hoskins.

   - Juste avant de mourir lui-même, pauvre Jamison !

 

Descriptif

Editions Presses de la Cité Punch 35 année 1973, Assez Bon état général, couverture souple, tranche et dos un peu passés et marqués, intérieur jauni, tranches des pages moyennement salies, livre d’occasion broché format poche de 11x17,8 cm, 224 pages



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