RIMBAUD Arthur - Poésies

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Description
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Extraits

- Dans ce recueil : Poésies, Derniers vers, Une saison en enfer, Illuminations et les appendices.

 

1/   Mauvais sang

   J’ai de mes ancêtres gaulois l’œil bleu blanc, la cervelle étroite et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur, mais je ne beurre pas ma chevelure.

   Les Gaulois étaient les écorcheurs de bêtes, les brûleurs d’herbes les plus ineptes de leur temps.

   D’eux, j’ai : l’idolâtrie et l’amour du sacrilège ; - oh ! tous les vices, colère, luxure, - magnifique, la luxure ; - surtout mensonge et paresse.

   J’ai horreur de tous les métiers. Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à plume vaut la main à charrue. – Quels siècle à mains ! – Je n’aurai jamais ma main. Après, la domesticité mène trop loin. L’honnêteté de la mendicité me navre. Les criminels dégoutent comme des châtrés : moi, je suis intact, et ça m’est égal.

   Mais oui ! qui a fait ma langue perfide tellement, qu’elle ait guidé et sauvegardé jusqu’à ma paresse ? Sans servir pour vivre même de mon corps, et plus oisif que le crapaud. J’ai vécu partout. Pas une famille d’Europe que je ne connaisse. – J’entends des familles comme la mienne, qui tiennent tout de la déclaration des Droits de l’Homme. – J’ai connu chaque fils de famille !

 

2/  Scènes

   L’ancienne Comédie poursuit ses accords et divise ses idylles :

   Des boulevards de tréteaux.

   Un long pier en bois d’un bout à l’autre d’un champ rocailleux où la foule barbare évolue sous les arbres dépouillés.

   Dans des corridors de gaze noire suivent le pas des promeneurs aux lanternes et aux feuilles.

   Des oiseaux des mystères s’abattent sur le ponton de maçonnerie mû par l’archipel couvert des embarcations des spectateurs.

   Des scènes lyriques accompagnées de flûte et de tambour s’inclinent dans des réduits ménagés sous les fonds, autour des salons de clubs modernes ou des salles de l’Orient ancien.

   La féérie manœuvre au sommet d’un amphithéâtre couronné par les taillis, - Ou s’agite et module pour les Béotiens, dans l’ombre des futaies mouvantes sur l’arête des cultures.

   L’opéra-comique se divise sur notre scène à l’arête d’intersection de dix cloisons dressées de la galerie aux feux. 

 

Descriptif

Editions Bookking International année 1993, Bon Etat général, couverture rigide, tranche et dos un peu passés, pages moyennement jaunies, tranches des pages un peu salies, livre d’occasion relié format poche de 11,8x18,5 cm, 224 pages



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